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Salle de Réception

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"Pas de destin
mais ce que nous faisons."
Endora
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Véritable identité : Miranda Carter
Date d'inscription : 31/12/2009
MessageSujet: Re: Salle de Réception Mer 20 Oct - 16:16

Sparkles répondit à son tour, complimentant Itari au passage. Il ne manquait jamais une occasion celui-là. Rolling Eyes Laughing
Et l'on en revint à Mémorial, qui au final, ne leur apprit rien de très passionnant. Tant de mystères pour ça ! On se demandait pourquoi il cherchait à éviter la question. Mais bon, c'était fait et l'horrible vérité avait éclaté. Il n'avait jamais rencontré Muwvyn. Sans doute comme pas mal d'autres invités.
Oh, Sebastian dansait ! Allait-elle le rejoindre et se laisser aller à ce rythme endiablé ? Allait-elle danser la gigue du bonheur ? Smile
Eh bien pas pour l'instant. Muwvyn fit une apparition, pour annoncer l'imminence de son discours. Il préférait attendre quelques retardataires. Et elle nota du coin de l'oeil le départ de son beau-frère, Charles. Voilà qui était intriguant. Ou peut-être allait-il retrouver une jeune femme dans un couloir, pour... Neutral Laughing


- Le nouveau Maire... Oui, sans doute... Je n'appréciais pas particulièrement John Petrelli, mais sa disparition soudaine et le message laissé par les Mutants... Cela n'annonce rien de bon... Et ce gorille... On dirait que tout est fait pour favoriser la victiore du Sénateur Conway...

Endora attrapa la coupe de champagne sur le plateau que venait de leur apporter le serveur, et poursuivit:

- Enfin, ne parlons pas trop politique, je sais bien que c'est un sujet qui a tendance à créer des tensions... Et puis, nous sommes là pour passer un agréable moment... Au Diable ces magouilles !!

=> ELLIPSE

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- Heureux ? DES RÊVES ?!? -
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"Pas de destin
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Tirésias
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Capacité(s) : Télépathie, télékinésie
Véritable identité : Stuart Gerrity
Date d'inscription : 23/03/2007
MessageSujet: Re: Salle de Réception Mer 20 Oct - 19:50

"Tout à fait. Nous avons toujours besoin de gens comme vous." Acquiesça le Russe, pour qui Conway avait décidément de l'estime.

Enfin, autant qu'il pouvait en avoir pour un être humain...
Après quoi, il se permit de commenter avec peu d'indulgence les interventions de Shaw, Linderman et cette folle qui n'avait rien à faire ici (Atrix). Marvin haussa les sourcils pour toute réponse. Tous ces "illuminés" à cette soirée, il en avait presque froid dans le dos. Il ne put retenir un sourire lorsqu'il aperçut Fran.
C'est à ce moment qu'arrivèrent le Capitaine Kelly et sa cavalière. Un verre toujours en main, le sénateur les salua d'une façon relativement chaleureuse pendant que Leon parlait. Lui était le fils d'un ancien concurrent, elle une petite fouineuse dérangeante. Il n'avait même pas d'intérêt à faire semblant de les apprécier. Mais il n'avait pas besoin d'ennemis en plus ou de scandales. Bref, son regard était un peu froid, mais son attitude neutre.
Nick Fury (tiens donc) les salua à son tour, accompagné de son épouse. Il était décontracté, pour ne pas dire arrogant. Le regard de Conway s'assombrit. Il ne se doutait pourtant pas qu'il faisait théoriquement face à son ennemi juré.


"Et bien, tous les 'politiques' sont présents ? Ça me parait bien peu. Nul doute que cela vous mécontente autant que moi." Osa-t-il dire.

Quel manque de tact. Remarqua Conway, en lançant un regard navré à Leon.

J'ose espérer que nous retrouverons rapidement Morgan. Dit-il d'ailleurs.

Depuis le temps qu'il cherchait à le glisser...
Fury s'adressait à Kelly lorsque Darius Lomÿs se décida à réapparaitre. Le maitre des lieux avait l'air bienveillant, sa voix portait curieusement loin. Conway demeura silencieux et attentif durant le discours; du moins si l'on pouvait appeler cela comme tel. Effectivement, Lomÿs se montra concis avant de repartir déjà.


"Et comment va votre beau-frère, Colonel ? Toujours aussi poli avec son entourage ?" Demanda alors Calixte.

Conway réalisa tout juste que le concerné était Les Grossman. Et bien, il y en avait des chanceux... Quoiqu'il en soit, parler de cette brute épaisse et inintéressante n'était pas dans ses intentions.
A cet instant, une voix sinistre retentit dans la salle, avec moins de puissance que celle de Lomÿs; elle était ceci dit nettement audible. Conway la reconnut, avec cette intonation semblable aux trompettes célestes. C'était en effet peut-être bien le jugement dernier de tout divertissement dans ce bal. Anthony Whar était ici.


Ce guignol a été invité ? Demanda-t-il doucement à ses compagnons, assez méprisant.

Après avoir insulté Azazel (certes, il y avait matière) le pseudo-journaliste évoqua Penny Lancaster :


"Concernant cette fameuse opération, la journaliste à scandale est, comme Marvin Conway et Béatrice Clayton avant elle, tombée dans le piège. Apres le nez, la poitrine, et deux liposucions miraculeuses, elle en est donc à sa cinquième opération. Pour rappel, Conway s‘est arrêté à l‘échec de son opération des joues. Lorsqu‘on ressemble à un vieux bull-dog, mieux vaut effectivement se stopper."

Et certains riaient... Le visage de Conway se figea en un masque impénétrable mais glacé. Les petits rigolos de ce genre ne l'amusaient pas, comment vouliez-vous gérer ce genre d'individus, d'énergumènes, lorsque vous prépariez une dictature ? Basée sur le culte de la personnalité, cela va de soi...
Oh, et évidemment, Tozier était là aussi. L'un n'allait pas sans l'autre, pour leur plus grand mécontentement... Son imitation de Daniel Linderman eut le mérite de lui faire perdre l'abominable sourire qui lui était caractéristique.

"Bonsoir. Croyez-bien que je suis ravi de me retrouver parmi vous, ce soir. Mon brave Anthony, je vois en effet le 'meilleur ami de l'homme'; le sénateur Conway. Heil, Marvin !" Le salua-t-il.

Ledit Conway se fit plus ténébreux si c'était possible. Il n'était pas personnellement atteint par leurs pitreries mais il était normal qu'il jouât les blasés, les frustrés, devant la populace. L'assimiler à Hitler; se croyaient-ils tout permis ? C'était ironique en un sens...
S'en suivit un discours cabotin qui visait Linderman, puis un jeune médecin près du buffet.


"Ha, grand phénomène ce soir, le loup sort du bois ! Dont on dit d'ailleurs qu'il aime aussi les enfants et la viande tendre, le millionnaire sex-symbol Sebastian Shaw a quitté le Manoir du Dr.Frankenstein pour se joindre à la fête !… Quand on le voit danser, on se dit que l‘horreur continue." Remarqua Whar.

Cette fois, Conway se retint de sourire. Celle-ci était bien trouvée, il devait l'admettre malgré-lui. Les cibles suivantes furent le doyen de la faculté et l'actrice Gwen Harrison. Ces deux pites n'aimaient donc personne. Après une autre tournée, Whar poursuivit :


"Entouré d'une mare de bave, puisqu'on ne peut pas à la fois porter des slips serrés et garder la bouche fermée, Sigmund Fitch, qui semble trouver son plaisir rien qu'en regardant toutes les demoiselles en beau linge. Mesdemoiselles, restez à l'écart, danser sur un sol pareil avec des talons aiguilles, c'est la gamelle assurée. Ca aurait juste le mérite de nous amuser."

Conway se tourna avec attention, pour la première fois, vers son neveu. Sigmund était décidément décevant. Il suivait la trace de son père, voire de son médiocre oncle... Hélas.

"Le sénateur Conway n'a pas de quoi être fier de son neveu." Remarqua d'ailleurs Icare, dans la peau de Kaos.

Conway se contenta d'hausser les sourcils. Pour une fois qu'il ne débitait pas une niaiserie. Après un portrait inattendu de Leopold Linderman, Whar conclut (du moins pour un temps) :


"Le Docteur Perceval Conway aurait été aperçu volant plusieurs bouteilles de champagne, ce qui expliquerait la discussion passionnée qu’il a eu avec le voiturier du parking au sujet des dangers du tabac chez les chimpanzés. Plus proche du singe que de l’homme, il sait de quoi il parle. Donc, si vous devez aller à l’hôpital ce soir, évitez l’hôpital du Sacré Cœur, ne reste que Bob Kelso, spécialiste des opérations à la machette, très apprécié des estropiés qui veulent en finir."

Cette fois, Conway se permit un sourire sans joie. Il n'irait pas défendre son crétin de frère.

"En parlant de chimpanzés, tu sais que les scientifiques viennent de faire une trouvaille darwinienne ? Tout à fait ! Ils ont découvert un maillon inclus entre l'homo erectus et l'homme moderne. Les Grossman."

Quand on parle du loup. Remarqua-t-il à l'égard de Calixte, quoique sardonique.

Il fronça alors les sourcils. Il venait d'être troublé par une perturbation psychique peu ordinaire, quoique anodine. Il était bien incapable de réaliser le petit tour d'Aïda. De toute façon, comment penser dans ce bal qui ressemblait plus à un cirque, désormais ? Un troisième phénomène de foire vint ajouter son grain de sel; Scaramouche...


"Ca respire aussi la joie de vivre, parmi les politicards. Notre futur Führer, le tiré, très tiré à quatre épingles Conway, donne un aperçu de l'ambiance qu'on aura quand il aura emménagé à la Maison Blanche. Le représentant du Tsar, le sénateur Petrelli -tiens, il n'a pas l'air marqué par la perte de son papa- et la gracieuse boeuf-carottes... en voilà une qui devrait demander l'adresse de son chirurgien à Conway... Hem !" Avait-il dit à un moment.

Un prétexte pour réagir, en somme...


Cela suffit ! Répliqua-t-il, suffisamment fort sans pour autant s'énerver. Écoutez messieurs, je ne suis pas venu ici pour me faire insulter ! Parasiter nos ondes ne vous suffit donc pas ?!

Il avait trouvé le mot; des parasites.

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"Pas de destin
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Kaos
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Véritable identité : Daniel Linderman
Date d'inscription : 14/07/2009
MessageSujet: Re: Salle de Réception Mer 20 Oct - 20:51

Dire que Daniel Linderman n'avait pas été emballé par le discours de Lomÿs était un euphémisme. Sa mine se fit plus blasée si c'était possible, alors qu'il balayait la salle de son regard bleu et vide de sentiments. Il n'avait aucune envie d'aborder tous ces gens, il ne voulait même plus dialoguer avec cette sympathique fouine (mais fouine tout de même) d'Alpert. Il croisa les bras et attendit, songeant de plus en plus qu'il n'allait pas s'éterniser. De toute façon, la situation à la Fondation le préoccupait trop. Puis une voix trainarde retentit :

"Et nous voici sur le pavé de la Salle de Réception du Graaand Baaal Lomÿsss, évènement de prestige où tout le gratin nous fait l'honneur de se réunir. On aperçoit, derrière nous, le grand animateur Gavin Kavanagh, dans une tenue ridicule qui semble avoir été mangée par un phoque, puis vomie, puis à nouveau mangée, et enfin déféquée, ce qui lui donne cette élégante couleur... Heu.. De Mer*e !"

Linderman décroisa les bras, tout en arquant un sourcil. On pouvait dire que Anthony Whar y allait fort. En temps normal, il aurait apprécié cet homme. Il était irrévérencieux, désagréable, ambitieux... Mais compte tenu du fait qu'il se plaisait à lui manquer de respect, avec son singe de compagnon, Kaos ne pouvait que le considérer comme un petit con. Rolling Eyes Curieusement, ces boulets étaient inattaquables. Ma foi, ils avaient bien une faille, quelque part...
Le critique enchaîna notamment avec la directrice de ce torchon de Dirt et Marvin Conway, le politicien détestable. On ne pouvait pas dire que c'était plaisant, mais ça s'en rapprochait jusqu'ici... Bien sûr, il n'appréhendait que trop qu'on s'en prenne à lui.


"Mesdames et messieurs; le voici... Le grand, le magnifique, le très souriant... Daniel Linderman." Commenta un laquais, annonçant le numéro d'Icare.

Magnifique; ce crétin allait encore l'imiter. Il lui manquait pourtant deux choses essentielles : le charisme et l'intelligence. Un voisin pouffa à ses côtés, Linderman lui lança un regard tel que l'invité manqua de s'étouffer avec son propre rire. Le businessman ajusta son col, s'efforçant de ne pas être trop affecté par les stupidités à venir. Ce n'était vraiment pas le moment. S'étaient-ils incrustés où était-ce une plaisanterie de mauvais goût de la part de Lomÿs ?!


"Bonsoir. Croyez-bien que je suis ravi de me retrouver parmi vous, ce soir. Mon brave Anthony, je vois en effet le 'meilleur ami de l'homme'; le sénateur Conway. Heil, Marvin ! Certes, la fête n'est pas à la hauteur de mes espérances, tant le maitre de maison se complait à nous négliger. Aussi, pour ne pas perdre totalement ma soirée, n'est-ce pas ? Je vais embarquer le contenu du buffet; du moins si ce jeune insolent apparenté au porc, n'a pas tout terminé d'ici cinq secondes." Dit-il.

Bon, la parodie était plutôt typique, facile, caricaturale et donc passable. Neutral Tozier poursuivit avec des vannes qui se voulaient intellectuelles et implicitement moralisatrices. Kaos était riche et puissant, il n'allait ni le cacher, ni le négliger. Il était parti de rien, personne ne l'avait pistonné; lui !! Ils s'en prirent à Adel, Natla, en diffusant des photographies plus ou moins douteuses... Ils se donnaient du mal pour de ces futilités... Frost, Trecento, les Conway... Une série d'insultes que certains trouvaient mystérieusement comiques. Linderman s'était trop habitué à les détester pour aborder leurs plaisanteries objectivement. Il les jugeait donc globalement mauvaises. Et Tozier n'en avait pas terminé avec lui...


"Je suis personnellement très fier de... Ma propre personne, cela va de soi. Mais aussi de mon fils; Leopold !"

La mâchoire de Daniel se crispa. Icare ne pouvait sincèrement pas tomber plus mal...

"Leopold est un prodige; brillant avocat, il est aussi à la tête de l'une des plus importantes banques nationales. Et je n'y suis pour rien ! Vous savez, la National Linderman Bank... Le petit Leo renforce mon prestige, n'est-ce-pas ? Il est... Arriviste, pompeux, avare, bref, tout le portrait de son père ! Sans rire, c'est un vrai rat. D'ailleurs, lors des répétitions de son dernier show, le pauvre chou s'est fait écraser pas une tapette géante." Conclut-il, en sortant une photo de Brent !

Le verre de Linderman tomba au sol, se brisa. Volontaire ou pas ? Qu'importe. S'il était seul avec ces énergumènes, il ne savait pas ce qu'il leur ferait. Il s'efforça de rester serein. Ce n'est pas ces deux écervelés qui allaient venir à bout de la réputation de Daniel Linderman, diantre ! Aussi ne fit-il guère attention aux dernières répliques.
Philip Cavalier, l'animateur de l'émission des deux complices, vint aussi se faire remarquer. Il eut le "mérite" de ne pas en rajouter sur Linderman.
Première réaction; celle de Conway :


"Cela suffit ! Écoutez messieurs, je ne suis pas venu ici pour me faire insulter ! Parasiter nos ondes ne vous suffit donc pas ?!"

Kaos sauta sur l'occasion :

'Affreux, bêtes et méchants' ! L'avantage avec vous, c'est que personne n'a à vous parodier. Commenta-t-il, avec dédain.

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Décès
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MessageSujet: Re: Salle de Réception Ven 22 Oct - 12:17

"Bonsoir. Croyez-bien que je suis ravi de me retrouver parmi vous, ce soir. Mon brave Anthony, je vois en effet le 'meilleur ami de l'homme'; le sénateur Conway. Heil, Marvin ! Certes, la fête n'est pas à la hauteur de mes espérances, tant le maitre de maison se complait à nous négliger. Aussi, pour ne pas perdre totalement ma soirée, n'est-ce pas ? Je vais embarquer le contenu du buffet; du moins si ce jeune insolent apparenté au porc, n'a pas tout terminé d'ici cinq secondes. Car enfin, je suis un peu sec, n'est-ce-pas ? Figurez-vous que je n'ai même plus de quoi m'alimenter. Je suis pauvre ! 'L'ambition des pauvres ne va pas sans avarice', disait Major ! Bon, un vrai auteur clamait aussi que 'l'avarice commence où la pauvreté cesse'... Quoiqu'il en soit, je suis sincèrement très content d'être ici ce soir."

Parfaitement stoïque, Ji affichait un grand sourire intérieur à cette imitation criante, tellement vraie. Le chapitre Gwen Harrison, il avait entendu dire qu'elle avait fui la réception. Dommage. S'aurait été tellement agréable qu'elle entende ça. Evidemment, les deux chroniqueurs avaient eu vent du papier qui serait publié dans Dirt le lendemain, le public comprendrait alors la blague de l'homme sans âge.

"Le sénateur Conway n'a pas de quoi être fier de son neveu. Je suis personnellement très fier de... Ma propre personne, cela va de soi. Mais aussi de mon fils; Leopold ! Leopold est un prodige; brillant avocat, il est aussi à la tête de l'une des plus importantes banques nationales. Et je n'y suis pour rien ! Vous savez, la National Linderman Bank... Le petit Leo renforce mon prestige, n'est-ce-pas ? Il est... Arriviste, pompeux, avare, bref, tout le portrait de son père ! Sans rire, c'est un vrai rat. D'ailleurs, lors des répétitions de son dernier show, le pauvre chou s'est fait écraser pas une tapette géante."

Hoho, un point sensible, à creuser ! Le verre cassé du père Linderman, bien que ça puisse sembler cliché, était très révélateur. Y aurait-il mélodie en sous-sol chez le petit Léo ?

"En parlant de chimpanzés, tu sais que les scientifiques viennent de faire une trouvaille darwinienne ? Tout à fait ! Ils ont découvert un maillon inclus entre l'homo erectus et l'homme moderne. Les Grossman."

Vraiment ? En parlant de Les, une révélation choquante, « j’ai été mal toute ma vie, si vous aviez eu Gwen Harrison et Marvin Conway pour parents, vous comprendriez… » On se demande surtout de qui lui viennent les poils...

L'ami Philip les rejoignit, et, dans son rôle, Tony répondit à sa question d'un hochement de tête qui n'engageait à rien. Est-ce qu'il s'amusait ? Pas encore, mais ça viendrait.

"Sympa, la caméra."

On est en test pour savoir si ça vaut la peine d'en équiper le studio. La HD c'est classe mais, quand tu approches de Béatrice Clayton pour un gros plan, tu vois toutes les traces de scalpel, les veines du cou, et la peau qui pend, c'est immonde.

"Cela suffit ! Écoutez messieurs, je ne suis pas venu ici pour me faire insulter ! Parasiter nos ondes ne vous suffit donc pas ?!"

Conway, évidemment. L'air incrédule, Ji cligna des yeux avant de lever le poing avec un grand sourire, évoquant le Che. Il cria.

Liberté d'expression !

Ca suffisait pour ll'instant, il y reviendrait plus tard, et laissa à Icare le soin de s'occuper de Linderman. Et c'était à lui. A nouveau, il reprit place devant la caméra, la pointant vers l'entrée où un moine encapuchonné faisait son entrée. Si son identité n'avait pas échappé à Ji, il n'en laissa rien paraitre.

Mesdames, protégez vos enfants, Monseigneur Caroli est parmi nous. C'est à croire que l'Eglise perd ses traditions, maintenant, ce n'est plus la main qu'ils veulent qu'on leur embrasse. Evidemment, il y avait des indices, on aurait dû sentir venir le coup. Enfin, surtout... Les enfants de choeur l'ont senti venir. Quelle tristesse. Derrière lui, la Veuve Thorne, épouse de feu Hadrien Edward Thorne, mort récemment. Visiblement, la fortune du Casino Horizon fait son bonheur puisqu'elle se trouve maintenant en compagnie du Docteur Howard Winter, frère jumeau du gastronome et honorable sérial-killer, assassin de drogués, de dérangés mentaux, un nettoyeur, on devrait lui remettre une clé de la ville.

Tout ça en présence de Perséphone, oui oui ! :queen:

Dernière minute et petite annonce, amie des bêtes, Oriana Mercanti, membre du conseil d’administration de l’HUSC, après l’éducation de son caniche nain, le poil hérissé, baptisé Perry, Oriana se propose de recueillir l’ex-Sénatrice, Cécilia Morgan. On m'annonce également, pour les rares intellectuels présents ce soir qu'après s’être jeté deux fois par une fenêtre de l’HUSC en une infructueuse tentative de suicide, Joseph Hartigan, l’auteur à suicide bien-connu, prépare son prochain best-seller, « Les lois de la Gravité ». C’est sûr, il sait de quoi il parle. Pour son autobiographie, je lui propose un titre accrocheur, 'Le père du Monstre'.
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Tsunade
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Véritable identité : Elliot Reid
Date d'inscription : 30/11/2008
MessageSujet: Re: Salle de Réception Mar 9 Nov - 13:28

"J'suis super jaloux là, j'vais lui faire sa fête !" Avait lâché spontanément Sabian, suite à la remarque de Nirrti sur le Dr. Conway.

Au regard que lui lança Elliot, Turk comprit qu'il ne valait mieux pas insister sur le sujet... Ou arrêter de postillonner des morceaux de toasts sur tout le monde ! Après ça, le groupe parla de leur hôte, Darius Lomÿs, et certains s'exaltèrent devant ses choix musicaux. Il est vrai que la musique d'ambiance était spéciale, mais nullement déplaisante. Cela donna même des idées à un couple qui se mit à danser^^ Pendant que Sabian faisait le pitre avec des crevettes, Azazel évoqua l'éminence du discours du maître de maison, inébranlable tradition de tout bal digne de ce nom.


"Vous êtes un habitué ?" Demanda Turk, au moment fatidique où Kelso les rejoignait.

Fidèle à lui-même, le vieil homme se montra désagréable, méprisant même, avec ses subordonnés. Si Turk prit cette apparition fantomatique avec humour, Elliot paniqua légèrement à l'évocation de son fantasme secret. Elle adressa un regard suppliant à Sabian pour le pousser à intervenir, ce qu'il fit, avec plus ou moins de réussite.


"Nous au moins, on est pas venus tout seuls !" Déclara-t-il en effet, avant que son attention ne soit détournée par la présence voisine de son frère (et de leur père^^).

"Quand on voit qui vous accompagne..." Rétorqua simplement Kelso.

Elliot intervint à son tour mais, comme à chaque fois qu'elle voulait se montrer incisive, elle se mélangea quelque peu les pinceaux. Turk fut même obligé de la reprendre !


"C'est Acula !! Dr.Acula !!" Fit-il, sur un ton exaspéré.

"Oui, enfin ! Acula ! Parce que si tu lis en un mot, ça fait Dracula !" Précisa Morphée, non sans fierté^^

"Quel trait de génie !" Glissa quant à lui Kelso, aussi sarcastique que de coutume.

"Oh, mais oui !" S'exclama alors Nirrti. "Ça me revient ! Vous êtes Bob Kelso ! LE Kelso. Le père fantôme d'un de mes amis. Alors ça. Il a justement vu votre photo dans un magazine aujourd'hui. Ça l'a retourné de vous savoir en vie malgré votre 'décès'..."

Hein ? De quoi parlait-elle ? Une minute... Mais oui ! Elle devait penser à Skeeter ! Kelso et lui seraient parents ? Il est vrai qu'ils portaient le même nom de famille, mais ils étaient si différents... En tout cas, si c'était vrai, ils venaient d'en apprendre une bonne sur le vieux médecin !

Morphée ne cacha d'ailleurs pas sa surprise :
"Alors ça !"

Kelso allait-il nier ? Sa réaction serait sans nul doute intéressante... Ou pas ! En effet, le vieux médecin trouva le moyen de se montrer encore plus détestable, agressant verbalement Nirrti : "Ca par exemple... Vous parlez ? Vous n'êtes pas qu'une de ses stupides potiches ?"

Elliot fronça les sourcils. Pour qui il se prenait ? Kelso semblait oublier qu'il ne se trouvait pas à l'hôpital ici. Les gens n'avaient pas à avoir peur de lui et pouvaient très bien le remettre à sa place. Pas Elliot, entendons-nous bien, mais Nirrti pourquoi pas ! En tout cas, s'il le fallait, Tsunade la soutiendrait... De loin.

"Mais que voulez-vous, parfois, il faut larguer les boulets de votre vie. La pire erreur de mon existence..." Ajouta ensuite Kelso, faisant preuve d'une méchanceté innommable.

Elliot afficha une moue scandalisée et, ne tenant plus, elle s'apprêtait à exprimer le fond de sa pensée lorsque, ma foi, elle ne sut plus exactement de quoi ils parlaient. Ah oui ! Kelso venait de se mêler de leur vie intime.


"Alors comme ça, on accepte des escort-girl à la soirée ? Il n'y avait pas de tenue plus provocante dans votre garde-robe ? En manque d'attention peut-être ?" Reprit le vieil homme, s'attaquant à Nirrti cette fois-ci.

C'est à cet instant que Darius Lomÿs fit son apparition. Après avoir salué les retardataires, dont faisaient partie Elliot et Turk, il reporta son fameux discours à plus tard. Reportant son attention sur le groupe, Tsunade constata qu'Azazel les avait abandonnés.


Il n'a pas dit grand chose, remarqua-t-elle, soucieuse de changer de conversation.

Le poison de Kelso s'était suffisamment déversé comme cela.

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Sabian
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Date d'inscription : 29/11/2008
MessageSujet: Re: Salle de Réception Mar 9 Nov - 15:53

Après un clin d'œil de Nirrti (auquel il répondit par un large sourire), celle-ci prit admirablement leur défense :

"Oh, mais oui ! Ca me revient ! Vous êtes Bob Kelso ! LE Kelso. Le père fantôme d'un de mes amis. Alors ça. Il a justement vu votre photo dans un magazine aujourd'hui. Ca l'a retourné de vous savoir en vie malgré votre "décès"..."

Turk arqua un sourcil tout en mettant les mains sur les hanches (non sans s'être débarrassé des crevettes). Il n'y comprenait rien du tout. Nirrti connaissait le fils de Kelso, et était amie avec lui ? Kelso n'était d'ailleurs pas mort ! Neutral Shocked Sabian ouvrit une bouche bée, croyant comprendre. C'était vraiment un vampire !

C'est un truc de fou. Commenta-t-il.

"Oui, enfin ! Acula ! Parce que si tu lis en un mot, ça fait Dracula !" Enrichit Morphée, après que lui-même ait corrigé la maladresse de Tsunade.

Sabian adressa un clin d'œil à son ami, visiblement tout aussi fier que lui de cette trouvaille. Il rit d'ailleurs légèrement. Il en riait à chaque fois ! Danny avait ceci dit, également été bouleversé par la nouvelle. Sauf que lui avait fait le lien avec Sonny. Ils avaient de toute façon beau répliquer tout ce qui leur passait par la tête; Kelso était inébranlable. Et le sarcasme devait être la seule chose qu'il aimait au monde, cela va de soi :


"Quel trait de génie !" Remarqua-t-il.

Tu paris que dans deux ans, ils te refilent la place de Kelso. Enchaîna-t-il, à l'égard de DL.

Il ne plaisantait plus qu'à moitié. Il avait beau tolérer le médecin aigri et acariâtre, la plupart du temps; il n'avait aucune envie que celui-ci leur gâche la soirée. Il devait être un homme bien seul et triste, tout de même... L'HUSC avait véritablement son lot de névrosés ou psychotiques... En ce qui concerne son fils, Kelso ajouta, non sans avoir insulté méchamment Deirdre :

"Mais que voulez-vous, parfois, il faut larguer les boulets de votre vie. La pire erreur de mon existence..."

Une phrase parmi tant d'autres (venant de Kelso), qui eut le don de choquer ses auditeurs. De toute façon, ils ne tardèrent pas à oublier cette révélation !

"Alors comme ça, on accepte des escort-girl à la soirée ? Il n'y avait pas de tenue plus provocante dans votre garde-robe ? En manque d'attention peut-être ?" Continua-t-il, visiblement en grande forme.

Il ne s'arrêtait donc jamais ? Neutral En quelques minutes à peine, Azazel se lassa de leur groupe et Darius Lomÿs fit une apparition. Turk se montra attentif (c'est à dire qu'il cessa de manger un instant), mais pour pas grand chose. Quelques traits de politesse et un report du vrai discours, en somme.


"Il n'a pas dit grand chose." Dit sa fiancée, à juste titre.

Pas comme Kelso ! Plaisanta-t-il.

Paroles qu'il regretta tout de suite, pour je-ne-sais-quelle raison... Il envisageait d'ailleurs de rejoindre sa famille, louchant vers elle, lorsqu'une voix attira son attention.


"Et nous voici sur le pavé de la Salle de Réception du Graaand Baaal Lomÿsss, évènement de prestige où tout le gratin nous fait l'honneur de se réunir. On aperçoit, derrière nous, le grand animateur Gavin Kavanagh, dans une tenue ridicule qui semble avoir été mangée par un phoque, puis vomie, puis à nouveau mangée, et enfin déféquée, ce qui lui donne cette élégante couleur... Heu.. De Mer*e !"

C'est Anthony Whar ! S'exclama-t-il, agréablement surpris.

Bon, il n'était pas fan, mais ils allaient se marrer, c'est sûr !! Si seulement il pouvait s'attaquer à Kelso... Ça lui donnait faim, tiens ! Turk attaqua les fromages d'apéritifs.
Whar s'avéra digne de lui-même. C'est à dire qu'il s'en prenait aux personnalités les plus influentes, et les ridiculiser sans crainte ou remord aucun. Turk rit notamment lorsque Ji se permit un petit commentaire sur leur pote Kelvin. Roooh, c'était pas méchant va ! Enfin, si...
Et comme il l'avait espéré, Ji déclara à un moment :


"Le Docteur Perceval Conway aurait été aperçu volant plusieurs bouteilles de champagne, ce qui expliquerait la discussion passionnée qu’il a eu avec le voiturier du parking au sujet des dangers du tabac chez les chimpanzés. Plus proche du singe que de l’homme, il sait de quoi il parle. Donc, si vous devez aller à l’hôpital ce soir, évitez l’hôpital du Sacré Cœur, ne reste que Bob Kelso, spécialiste des opérations à la machette, très apprécié des estropiés qui veulent en finir."

Sabian goûta bien sûr à la plaisanterie. Il n'éclata non plus pas de rire. Ce n'était pas forcément dans son intérêt.
Bospeyl ne l'avait d'abord pas vu étant donné que la salle était vaste, mais Anton Tozier était également présent. Que dire ? Ses moqueries de gens comme Daniel Linderman et Marvin Conway étaient loin d'être injustes, et donc appréciables.


"Aussi, pour ne pas perdre totalement ma soirée, n'est-ce pas ? Je vais embarquer le contenu du buffet; du moins si ce jeune insolent apparenté au porc, n'a pas tout terminé d'ici cinq secondes." Improvisa-t-il alors.

Turk se sentit bien sûr visé, aussi avala-t-il avec difficulté les derniers biscuits salés et olives qu'il avait dans la bouche (le mélange était extra). C'est vrai que c'était tout à coup moins drôle quand on était la cible, mais c'était une expérience. Razz Si à peu près tout le monde en prenait pour son grade, les deux chroniqueurs n'oublièrent pas leurs cibles fétiches. Gwen Harrison par exemple. Darius leur avait-il donné la permission de faire pareil show ?! Le célèbre Scaramouche fut également de la partie :

"Mon ami Chris Bospeyl est là ! Il y a l'air d'y avoir une franche ambiance de rigolade familiale, puisque je vois son père, droit comme la justice. Tiens, il est aveugle, maintenant ? Heureusement, il a amené son labrador." Nota-t-il.

Turk haussa les sourcils. Que voulait-il dire par là ? Probablement une farce à cause des lunettes noires de Wade. Il réalisa alors que ce look-là n'était pas bien ordinaire chez lui. Malgré les tensions familiales, il commença à s'inquiéter.
Le présentateur ne mâcha pas plus ses mots que ses collègues, même s'il parut moins comique, plus blessant, aux yeux de Sabian. Pas que les deux autres étaient des enfants de cœur, au contraire... D'ailleurs :


Kelso s'est trouvé des amis. Le railla-t-il.

Certaines réactions ne se firent pas attendre. Après celle plus ou moins posé du sénateur Conway et après qu'il ait explosé son verre, Daniel Linderman lâcha sur un ton glacial :


"'Affreux, bêtes et méchants' ! L'avantage avec vous, c'est que personne n'a à vous parodier."

Son expression dédaigneuse était sans pareil.

Encore un ! Nota Turk, à l'égard de Kelso.

Lui lourd ? Peut-être. Mais comme quoi, le médecin tyran n'était pas aussi unique en son genre. Ji ne tarda pas à montrer qu'il ne servait à rien de chercher à gagner la partie avec eux. D'ailleurs, avait-il bien tort avec son "liberté d'expression" ? Turk parut soudainement plus sérieux. Il aurait vraiment les boules si Conway venait au pouvoir.
Il fut quelque peu surpris par les dernières révélations de Ji, qui s'occupait du dernier groupe arrivé. Ainsi, le patron du Casino Horison était décédé. Il lança un regard interrogatif à Nirrti tandis que Ji se montrait encore plus cruel, si c'était possible, en évoquant Joseph Hartigan.


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Elessar
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MessageSujet: Re: Salle de Réception Ven 12 Nov - 19:19

<=Salon

Vladimir marchait silencieusement aux côtés de son ami de longue date; Aïda. Il était bien sûr bouleversé vis-à-vis de ce qui était arrivé au mutant encapuchonné. Hélas, exprimer clairement et efficacement le fond de ses pensées, ce qu'il ressentait, n'était pas son fort. Aïda savait de toute façon qu'il pouvait compter sur lui.
L'idée de se retrouver au milieu de tout un peuple, voire même que des visages se tournent vers lui avec stupeur ne l'enchantait guère. Il appréhendait même. Et ce costume lui donnait envie de se gratter; une horreur.
Il s'efforça de ne pas trop faire attention à tous ces éléments perturbateurs. Cela s'avéra d'autant plus difficile lorsque le majordome s'écria :


"Monsieur Vladimir Lomÿs, Maître des Lieux."

Dire qu'il eut l'air perplexe serait un sacré euphémisme. Heureusement, Aïda arrangea la donne. Il était loin d'être donné à tout le monde de se rendre compte des sauts dans le temps du voyageur. Mais celui-ci était justifié. Mieux valait une entrée relativement discrète.
La "seconde" fut ainsi donc un peu plus simple. Les regards étaient d'avantage tournés vers deux, trois hommes en pleine discussion. Étant donné son absence, Vlad n'avait aucune idée de la notoriété controversée acquise par ces derniers. Les visages ne lui étaient pour autant pas inconnus, au contraire.
Il n'aperçut pas tout de suite son frère au balcon, lequel s'apprêtait à discourir. L'heure des retrouvailles approchait...
Il mit d'ailleurs quelques secondes pour percuter que Ji s'adressait à eux, en quelques sortes.


"C'est à croire que l'Eglise perd ses traditions, maintenant, ce n'est plus la main qu'ils veulent qu'on leur embrasse. Evidemment, il y avait des indices, on aurait dû sentir venir le coup. Enfin, surtout... Les enfants de choeur l'ont senti venir. Quelle tristesse. Derrière lui, la Veuve Thorne, épouse de feu Hadrien Edward Thorne, mort récemment. Visiblement, la fortune du Casino Horizon fait son bonheur puisqu'elle se trouve maintenant en compagnie du Docteur Howard Winter, frère jumeau du gastronome et honorable sérial-killer, assassin de drogués, de dérangés mentaux, un nettoyeur, on devrait lui remettre une clé de la ville."

Elessar haussa les sourcils, tout en prenant garde à se placer dans un point non culminant. Comme quoi, la vie était inlassablement emplie de surprises. Et tous ces visages connus qui discutaient comme si rien n'était. Alors que certains se doutaient bien de ce qu'il se préparait...

Bon ben, je suggère qu'on attende un moment opportun ?

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Tous ceux qui errent ne sont pas perdus,
Le vieux qui est fort ne dépérit point.
Les racines profondes ne sont pas atteintes pas le gel.
Des cendres, un feu s'éveillera.
Des ombres, une lumière jaillira..."


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Ven 12 Nov - 21:58

<=Salon

Seulement deux Templiers avaient obtenu la "permission" de se joindre au Bal. S'il ne souhaitait pas envenimer les choses, Miles ne les approuvait pas non plus. Aïda avait certes de bonnes raisons de se montrer austère, cela dit, les manières du sinistre personnage étaient irrespectueuses pour ne pas dire suffisantes. Pouvait-on lui faire confiance ? Quant à son comparse, il était moins aigri mais plus fantasque, instable. Son apparente affabilité ne trompait personne.
Le leader des Templiers marcha toutefois silencieusement, à côté de Mareva. Sur leur passage, les serviteurs ne masquèrent pas leur surprise de voir ressurgir un visage du passé.
Ce n'est qu'une fois arrivés dans une salle de réception déjà bien occupée, qu'ils s'arrêtèrent. N'étant pas du pays, Miles n'y connaissait personne, pratiquement. Il songeait d'ailleurs à retourner chez lui, un temps, après cet épisode. Il reconnut bien entendu plusieurs célébrités, lorsqu'il balaya la salle du regard. Trois fortes têtes assuraient l'animation...


"C'est à croire que l'Eglise perd ses traditions, maintenant, ce n'est plus la main qu'ils veulent qu'on leur embrasse. Evidemment, il y avait des indices, on aurait dû sentir venir le coup. Enfin, surtout... Les enfants de choeur l'ont senti venir. Quelle tristesse. Derrière lui, la Veuve Thorne, épouse de feu Hadrien Edward Thorne, mort récemment. Visiblement, la fortune du Casino Horizon fait son bonheur puisqu'elle se trouve maintenant en compagnie du Docteur Howard Winter, frère jumeau du gastronome et honorable sérial-killer, assassin de drogués, de dérangés mentaux, un nettoyeur, on devrait lui remettre une clé de la ville." Lâcha Ji, comme un boulet de canon.

Loin d'en rire, Miles fut un peu perturbé par semblable manque de tact. A l'égard de lui et son frère; un sujet sensible, mais aussi de ses victimes. Et puis, cet homme lui semblait trop bien informé. Il se tourna vers Mareva, soucieux de voir comment elle allait réagir. Elle n'avait pas besoin de cet humour douteux, surtout si tôt. Elessar en fut bien moins marqué :


"Bon ben, je suggère qu'on attende un moment opportun ?" Glissa-t-il à l'égard de Aïda.

En effet, Muwvyn ne devait pas être particulièrement disponible, ce soir. A ce moment-là, Miles remarqua Vash, qui était... isolé.

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Icare

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MessageSujet: Re: Salle de Réception Ven 12 Nov - 22:47

"Vraiment ? En parlant de Les, une révélation choquante, « j’ai été mal toute ma vie, si vous aviez eu Gwen Harrison et Marvin Conway pour parents, vous comprendriez… » On se demande surtout de qui lui viennent les poils..." Répliqua Ji, avec sa nonchalance olympienne.

Icare sourit bien sûr à la plaisanterie. Celles sans fondement, comme purement méchantes, étaient parfois tout aussi efficaces. C'est à ce moment qu'une voix familière se fit entendre, par le biais d'un micro.


"Quel four majestueux pour ce gratin ! A première vue, pas d'absent de marque. Ah, si ! La triste disparition de John Ronald Petrelli, récompensé aux Colgate d'Or trois années de suite, l'empêche de nous faire profiter de son sourire. Son remplaçant, le siamois Alpert, n'a toujours pas daigné ramener son gras."

C'est à dire que le pantin Alpert est trop occupé à rédiger son dernier ouvrage. Ne put-il s'empêcher d'intervenir.

Dernier 'à ce jour', car on ne doute pas du tout de son succès ! En même temps, quand on a un style aussi élégant que Brooke Kavanaugh... 'Pour le plus grand bien' ne sera pas une réécriture de 'Pinocchio', comme l'ont dit certaines mauvaises langues de Dirt, mais bel et bien l'auto-biographie de super-menteur, alias notre nouveau maire, alias Cid Alpert.

Scaramouche venait d'arriver près du buffet, où il se servit sans gêne. Il était risqué et d'autant plus excitant de se moquer d'un juge, comme il l'avait fait. Après une petite pensée pour les politiciens, l'animateur les rejoignit.

"Alors, on s'en donne à coeur joie ?" Demanda-t-il.

Si Ji se contenta d'un hochement de la tête, bref, se montra aussi expansif que de coutume. Icare serra la main du nouvel arrivé, tout en acquiesçant. Il était d'une nature chaleureuse... Si, si. :queen:


"Ah ! Boire et manger gratuitement ! Sympa, la caméra." Commenta-t-il alors.

On risque de battre nos records d'audience. Lui confia-t-il, sans micro, pendant que Ji repartait à la charge.

Ses derniers propos furent illustrés par une première réaction. Icare ne masqua pas sa jubilation. Il s'agissait de Conway, bien sûr :

"Cela suffit ! Écoutez messieurs, je ne suis pas venu ici pour me faire insulter ! Parasiter nos ondes ne vous suffit donc pas ?!"

"Liberté d'expression !" Rétorqua aussitôt et triomphalement, Ji.

Anton en fut bien sûr plié. Les personnalités arrivaient toujours à se ridiculiser seules. Eux n'avaient qu'à empirer les traits. Franchement, qu'elles continuent dans cette voie !
Après avoir brisé son verre, ce à quoi Icare ne crut pas vraiment, Linderman Senior enrichit :


"'Affreux, bêtes et méchants' ! L'avantage avec vous, c'est que personne n'a à vous parodier."

Théoriquement, nous n'aurions pas non plus besoin de vous ridiculiser, monsieur Linderman. Votre fils Leo, le fait bien assez comme ça ! Je ne le vois pas d'ailleurs. Il répète, peut-être ? Rétorqua-t-il rapidement, amusé.

Il changea néanmoins d'expression lorsqu'il vit débarquer le groupe de l'homme encapuchonné. Pensif, il ne fit pas vraiment attention aux propos de Ji. Aïda; c'était Aïda...
Après s'être à nouveau intéressé au Sacré-Cœur, Ji conclut magistralement :


"On m'annonce également, pour les rares intellectuels présents ce soir qu'après s’être jeté deux fois par une fenêtre de l’HUSC en une infructueuse tentative de suicide, Joseph Hartigan, l’auteur à suicide bien-connu, prépare son prochain best-seller, « Les lois de la Gravité ». C’est sûr, il sait de quoi il parle. Pour son autobiographie, je lui propose un titre accrocheur, 'Le père du Monstre'."

Anton haussa les sourcils, tellement ce constat lui parut horrible. Il n'en fallut évidemment pas plus pour qu'il rît sincèrement. L'occasion de faire une pause ?

Mesdames et messieurs, nous vous souhaitons une agréable soirée, dans la mesure du possible. Il semblerait en effet que notre hôte n'ait pas été particulièrement sélectif, ce soir. Conclut-il, ce qui n'empêcherait pas Ji d'en rajouter.

Il coupa son micro, pendant que certains osaient applaudir. Voilà qui était particulièrement enivrant. La saveur de la gloire absolue devait ressembler à quelque chose de cette nature. Il esquissa un léger sourire qui se dissipa rapidement. Il ne savait décidément que faire pour que son père n'éprouvât, ne serait-ce qu'un tant soit peu de fierté.
Au bout d'un moment, il fit semblant de couper la caméra. Il resterait à proximité, si quelqu'un venait leur chercher des noises, ce serait idéal.
Il s'empara en outre d'un verre, tout en sortant son portable de sa poche. Il avait quelque chose à faire, pour être comblé. Il entra le numéro de Köinzell et tomba sur son répondeur. C'était mieux ainsi. Pour tout message, il se contenta simplement d'imiter un son qui crispait particulièrement l'italien (ceux qui ont vu la scène de l'âne dans le carrosse de Shrek 2, visualiseraient parfaitement), avant de dire, sardonique :


Je suis aussi surpris que navré de constater ton absence.

Il raccrocha tout de suite, pouvant à présent se concentrer sur les autres. Libre à Köinzell de préférer la compagnie des porcs à celle des paons.

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MessageSujet: Re: Salle de Réception Sam 13 Nov - 22:18

-"Bonsoir, Darius. C'est une réussite."

Pensif, Muwvyn accorda tout de même un sourire à l'un de ses plus proches alliés, Noctis.

Nous verrons, lorsque ce sera terminé.

Il resta évasif, ne souhaitant pas en dire trop pour l'instant, d'ailleurs, Noctis avait autre chose à faire.

-"Tu m'as fait demander ?"

Nous venons... De mettre la main sur certaines pièces du puzzle. Un Prêtre devrait bientôt arriver, il saura quoi faire et te donnera les détails. J'aimerais que tu veilles à sa sécurité, et à celle du jeune homme, là derrière, pendant un moment.

Il lui désigna le Petit Salon, restait à espérer que l'abbé serait bientôt parmi eux.
Mais c'était maintenant l'heure. Le temps de discourir un peu.
Darius s'accouda à la balustrade, dans une pose 'décontractée', ou qui semblait l'être. Il jeta un regard sur l'ensemble de l'assemblée, les mains jointes devant lui.
La lumière se tamisa et le Maître de maison se redressa, élevant un visage sévère, fermé. Il s'éclaircit la voix et regarda deux-trois personnes dans l'assemblée.


Qui... Oui. Qui sommes-nous? Il attendit une seconde, souriant. Il y a plus de 120 personnes ici ce soir, des étoiles du cinéma moderne aux hommes politiques les plus en vue, par une foule de différentes personnes. Remarquables. Ou remarquées.

Il s'arrêta et se pencha sur la rambarde. On aurait dit que son regard s'était attardé sur Adel.

Ne nous voilons pas la face. Des êtres humains sont présents ce soir, des mutants également. Il fronça légèrement les sourcils, interrogatif. Mais au fond... Qui sait? Qui sait pourquoi ils existent? Pourquoi nous-même existons?

Etait-il en train d'avouer devant les grands de New York, qu'il était un mutant? Peut-être. Peut-être pas!

Aujourd'hui, plus que jamais, la Grosse Pomme attire les mutants. Nous avons le plus haut taux d'évènements étranges, d'accidents, et de morts horribles.

Il y eut des murmures parmi les invités, principalement les humains.

S'il vous plait... Que quelqu'un ait l'idée de se pencher sur les chiffres. Une fois, une seule, il constatera que la présence de mutants sauve des vies, évite des catastrophes, empêche des accidents.

Ses yeux se tournèrent rapidement vers le groupe de médecins, près du buffet. Il nota la présence d'Azazel, près d'Adel. Il masqua les sentiments qui l'habitaient. Ces deux-là ensemble, quel sens fallait-il y voir ?

On dira d'eux que ce sont des monstres, des créatures inhumaines. Ho, certains ont de longues dents! Mais moins que certains êtres humains parmi nous ce soir.

Il rit, détendant sensiblement l'ambiance. Son regard s'attarda sur Suoidis, un fabuleux 'représentant humain' évidemment.

Homo sapiens sapiens, Homo superior. Rien ne distingue la plupart d'entre-nous. Qui sait? Il faudrait que vous traversiez la route et qu'un camion menace de vous écraser pour vous rendre compte que la jeune femme que vous venez de saluer courtoisement, possède une force plus grande que celle de Mohammed Ali. Et je ne suis pas sûr que Mr.Ali aurait pu arrêter un camion! Que vous soyez pris dans un incendie au 17ème étage d'un immeuble, pour vous rendre compte qu'un mutant qui maîtrise l'eau est plus efficace que trois camions de pompiers pour vous empêcher de brûler vif.

Il stoppa à nouveau et leva les mains devant lui, en lancant un sourire discret aux membres de l'Ordre en bas.

Ne prenez pas ceci pour un sermon. Je laisse cela aux philosophes et aux théologiens. Mais nous vivons dans la ville où prend vie le changement, c'est d'ici qu'arrivent les évolutions que subit le monde. Ici que se retrouvent les personnalités qui influencent la marche du monde, dont vous faites partie. Ici que les choses changent, ici qu'elles doivent continuer à changer.

Son coeur manqua alors un battement, il empêcha son instinct de le guider, qui lui criait de dévaler l'escalier et de le serrer dans ses bras. Stupéfait, il se contenta de battre des paupières, le fixant une très longue seconde, avant de reprendre sa voix.

Si je vous parle de ceci, c'est que New York est à la base du mouvement du monde. Ne nous faisons pas d'illusions, il n'y a aucun endroit sur terre où on ressente plus fort l'arrivée du changement. Tout à fait normal, puisque c'est ici qu'il commence.

Le ton était devenu plus sombre, plus triste, destiné à marquer les esprits. Il posa à nouveau les yeux sur Marvin Conway un petit moment. Trop long pour sembler hasardeux.

Les évènements étranges se multiplient, des évènements qui nous blessent, dans lesquels nous voyons mourir nos proches et souffrir nos familles. Beaucoup n'ont pas manqué le Singe Géant qui a dévasté Death Street cette après-midi. Cet état de fait est notre faute à tous, notre responsabilité. Et si je vous parle de tout ça, c'est que notre pays n'est pas prêt à revivre une guerre. Il a fallu la guerre de Sécession pour mettre fin à un conflit racial, ça ne peut pas être la même chose ici.

Calme, il laissa naître un triste sourire.

N'écoutez pas ces anti-mutants qui vous disent que la menace mutante peut-être stoppée, n'écoutez pas ces politiciens qui pensent que les mutants sont dangereux. Ne croyez pas votre vieux voisin qui porte un marcel tâché de gras, une bière en poche et qui vous recommande un fusil à pompe contre la 'vermine', n'écoutez pas ces gens qui vous disent que les mutants sont des psychopathes. Pourquoi seraient-ils pire que les êtres humains ?

La colère anima ses traits une seconde avant qu'il ne la refoule, revenant à de meilleurs sentiments, un sourire aux lèvres.

Une guerre contre les mutants serait une condamnation à mort pour les êtres humains qui y seraient impliqués. Mais ce n'est pas par la peur que cette action doit être refusée, ou rejetée, c'est par esprit de tolérance, de confiance ou d'amitié. Et surtout en pensant que 95% des mutants sont de bonnes personnes, et que les 5% restants pourraient facilement tomber sous le contrôle de leurs semblables si l'état oeuvrait en ce sens. Si les politiciens voulaient bien l'entendre, le monde mutant serait régis par les mêmes règles établies pour les êtres humains.

La tristesse troubla son regard, il approchait heureusement de la fin de son discours.

Si je vous raconte cela, c'est pour inciter chacun d'entre-nous à plus d'ouverture d'esprit, plus d'amitié envers ses semblables, car il y a vraiment de bons mutants, qui travaillent à une entente solide, et que le temps est venu de se dire que l'avenir sera sombre et tâché de sang si nous choisissons le mauvais chemin. C'est la peur, la peur qui guide les humains, la peur que renforcent les médias, qui perdent leur libre-arbitre pour nourrir le Dieu Argent, ce sont les Politiciens qui vous promettent de remédier au "Problème Mutant". A-t-on jamais vu un politicien tenir ses promesses ?

Il respira un instant et adressa un clin d'oeil rapide au duo d'humoristes qu'il avait spécialement invités pour une bonne raison. Il aimait leur oeuvre. Il sourit aussi en croisant le regard de Penelope Lancaster.

Le Monde change, les êtres humains cherchent à faire tourner la terre plus vite que prévu, c'est une course égoïste et funeste. Ils craignent ce qui peut menacer leur confort et leur sécurité, rejettent ce qu'ils ne comprennent pas, méprisent les bienfaits qu'ils pourraient y gagner. Ce n'est pas, et ce ne sera jamais la solution... Tendez la main. Avant qu'il ne soit trop tard.

Il était temps d'achever.

Pour terminer ! Cette soirée est la vôtre, l'occasion de découvrir les rouages les plus éminents de cette ville, l'occasion de se tourner vers ses semblables et de se vider l'esprit. Les Acteurs de demain sont parmi nous, pour le meilleur et pour le pire. Profitez, amusez-vous ! Santé, et bonne soirée à chacun d'entre-vous. Je vous rejoindrais un peu plus tard.

Il leva sa flûte de champagne, et la reposa quelques secondes plus tard sur la balustrade, avant de quitter les lieux. Il préferait retourner vers un endroit plus calme.
Il chercha le regard de son frère dans la foule, et avec un sourire à peine contenu, lui adressa un signe de tête.
Disparaissant par une porte au fond de la salle, il traversa un couloir sombre derrière la tapisserie du Père Fondateur de l'Ordre du Sceau.


=> Chambre d'Selenia Lomÿs


Dernière édition par Muwvyn le Ven 10 Déc - 15:07, édité 2 fois
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Tsunade
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MessageSujet: Re: Salle de Réception Jeu 18 Nov - 19:04

"Pas comme Kelso !" Plaisanta Turk.

Elliot leva les yeux au plafond. S'il commençait à provoquer le vieil homme, ils n'étaient pas sortis de l'auberge ! Tsunade lança un regard appuyé à son fiancé destiné à calmer ses ardeurs. C'est à cet instant qu'un duo se fit remarquer. Et il ne s'agissait pas de danseurs cette fois-ci^^


"Et nous voici sur le pavé de la Salle de Réception du Graaand Baaal Lomÿsss, évènement de prestige où tout le gratin nous fait l'honneur de se réunir. On aperçoit, derrière nous, le grand animateur Gavin Kavanagh, dans une tenue ridicule qui semble avoir été mangée par un phoque, puis vomie, puis à nouveau mangée, et enfin déféquée, ce qui lui donne cette élégante couleur... Heu.. De Mer*e !" S'exclama Anthony Whar, aussi caustique que de coutume.

Sans être une fervente admiratrice, Elliot appréciait son travail de journaliste. Whar n'avait pas peur de s'attaquer aux plus grands et dans une société qui tendait de plus en plus à entraver la liberté d'expression, c'était une qualité rare.


"C'est Anthony Whar !" S'exclama énergiquement Turk, commentant cette arrivée en fanfare.

"Très bien remise de son opération du menton et des joues, Penelope Lancaster, magnifique dans une robe d'une... Ha, pardon, on me glisse dans l'oreillette que, ce n'est pas une robe, c'est une des dernières créations à la mode, bien plus qu'un simple vêtement. Probablement... Le même que pour Gavin Kavanagh." Poursuivit Whar, impitoyable. "Concernant cette fameuse opération, la journaliste à scandale est, comme Marvin Conway et Béatrice Clayton avant elle, tombée dans le piège. Après le nez, la poitrine, et deux liposuccions miraculeuses, elle en est donc à sa cinquième opération. Pour rappel, Conway s‘est arrêté à l‘échec de son opération des joues. Lorsqu'on ressemble à un vieux bull-dog, mieux vaut effectivement se stopper."

Annoncé par un tiers, Anton Tozier entra également en scène. Le comique commença par une imitation d'un certain Daniel Linderman, autant dire un inconnu pour Elliot. Si elle ignorait si l'effet était réussi, elle s'amusa à écouter les propos du faux Linderman.

"Bonsoir. Croyez-bien que je suis ravi de me retrouver parmi vous, ce soir. Mon brave Anthony, je vois en effet le 'meilleur ami de l'homme'; le sénateur Conway. Heil, Marvin !" Commença-t-il.

Sans être aussi agressif que Whar, Tozier n'était pas non plus particulièrement tendre.


"Certes, la fête n'est pas à la hauteur de mes espérances, tant le maitre de maison se complait à nous négliger. Aussi, pour ne pas perdre totalement ma soirée, n'est-ce pas ? Je vais embarquer le contenu du buffet; du moins si ce jeune insolent apparenté au porc, n'a pas tout terminé d'ici cinq secondes." Ajouta Tozier, en faisant un geste dans leur direction.

Là, Elliot ne se retint pas de rire, surtout lorsqu'elle vit la mine déconfite de celui qui était visé, Turk en l'occurrence^^


Il est drôle, fit-elle, sur un ton taquin.

"Car enfin, je suis un peu sec, n'est-ce-pas ? Figurez-vous que je n'ai même plus de quoi m'alimenter. Je suis pauvre ! 'L'ambition des pauvres ne va pas sans avarice', disait Major ! Bon, un vrai auteur clamait aussi que 'l'avarice commence où la pauvreté cesse'... Quoiqu'il en soit, je suis sincèrement très content d'être ici ce soir." Continua Tozier, avant que Whar ne reprenne le relais.

"Ha, grand phénomène ce soir, le loup sort du bois ! Dont on dit d'ailleurs qu'il aime aussi les enfants et la viande tendre, le millionnaire sex-symbol Sebastian Shaw a quitté le Manoir du Dr.Frankenstein pour se joindre à la fête !… Quand on le voit danser, on se dit que l'horreur continue." Lâcha-t-il, s'attaquant au couple de danseurs.

Elliot éclata de rire. Ça aussi, c'était drôle ! Et tellement vrai ! Le couple était en effet un peu rigide. Si l'intention était là, le spectacle n'était pas fameux^^

Tozier rebondit sur les dires de Whar pour mitrailler Gwen Harrison, l'actrice :
"En parlant d'horreur, Gwen Harrison serait également parmi nous, ce soir. Vous savez, Gwen Harisson... 'La femme sans âge' selon les prix nobel de Dirt. [...] Ah. Je viens de recevoir un appel; plus précisément un démenti... Gwen n'est pas la femme sans âge, mais l'homme sans âge, qui adore les saucisses."

Après un petit tour d'horizon durant lequel il faucha allégrement le doyen de la faculté Saint-Johns, une certaine Emma Frost et un avocat, Whar prit une cible qui ne leur était pas étrangère : ce brave Kelvin !

"Entouré d'une mare de bave, puisqu'on ne peut pas à la fois porter des slips serrés et garder la bouche fermée, Sigmund Fitch, qui semble trouver son plaisir rien qu'en regardant toutes les demoiselles en beau linge. Mesdemoiselles, restez à l'écart, danser sur un sol pareil avec des talons aiguilles, c'est la gamelle assurée. Ça aurait juste le mérite de nous amuser." Dit-il, ce qui une fois encore amusa grandement Elliot.

Sigmund ne l'avait certainement pas volé celle-là^^ Et il ne pouvait pas démentir dans la mesure où il était encore très bien entouré ce soir.


"Le sénateur Conway n'a pas de quoi être fier de son neveu." Enchaina Tozier, avant de repasser en mode Linderman.


Au moins, ils assurent le spectacle, commenta-t-elle, tout en s'emparant d'un toast à la crevette.

"Une dernière pour la route, nous pouvons saluer les allées et venues des Médecins de l’HUSC." Reprit Whar. Elliot s'empressa d'avaler son toast. "A part David Brent, le célèbre trader obèse, qui a été emmené pour une indigestion, et l’état d’ébriété de la mannequine Brooke Kavanaugh, ce qu’on peut tout à fait lui pardonner quand on a déjà vu son mari, les docteurs en profitent pour se gaver avec le buffet. Le Docteur Perceval Conway aurait été aperçu volant plusieurs bouteilles de champagne, ce qui expliquerait la discussion passionnée qu’il a eu avec le voiturier du parking au sujet des dangers du tabac chez les chimpanzés. Plus proche du singe que de l’homme, il sait de quoi il parle. Donc, si vous devez aller à l’hôpital ce soir, évitez l’hôpital du Sacré-Cœur, ne reste que Bob Kelso, spécialiste des opérations à la machette, très apprécié des estropiés qui veulent en finir."


Il vous connait personnellement ? Demanda Elliot à Kelso, un sourire moqueur en coin.

Naturellement, elle regretta bien vite de s'être montrée aussi téméraire. Baissant les yeux, elle ne les releva que lorsque Icare reprit la parole.


"En parlant de chimpanzés, tu sais que les scientifiques viennent de faire une trouvaille darwinienne ? Tout à fait ! Ils ont découvert un maillon inclus entre l'homo erectus et l'homme moderne. Les Grossman." Dit-il.

"Vraiment ? En parlant de Les, une révélation choquante, « j’ai été mal toute ma vie, si vous aviez eu Gwen Harrison et Marvin Conway pour parents, vous comprendriez… » On se demande surtout de qui lui viennent les poils..." Rétorqua Whar, alors qu'un troisième larron se mêlait à la fête.

Il s'agissait de Philip Cavalier, et lui aussi était en très grande forme :
"Quel four majestueux pour ce gratin ! A première vue, pas d'absent de marque. Ah, si ! La triste disparition de John Ronald Petrelli, récompensé aux Colgate d'Or trois années de suite, l'empêche de nous faire profiter de son sourire. Son remplaçant, le siamois Alpert, n'a toujours pas daigné ramener son gras. Heureusement, nous avons celui de sa moitié, le très chrétien directeur de la Fac, formateur de toute cette belle jeunesse ambitieuse qui va devoir trimer pour notre retraite. On est avec vous les jeunes ! D'ailleurs, j'en vois un échantillon, là-bas, avec... oh !"

"Mon ami Chris Bospeyl est là ! Il y a l'air d'y avoir une franche ambiance de rigolade familiale, puisque je vois son père, droit comme la justice. Tiens, il est aveugle, maintenant ? Heureusement, il a amené son labrador." Poursuivit Scaramouche.

Ce trait d'humour, si c'en était bien un, ne plut pas à Elliot. Ni à Turk semblait-il. Si Jonas avait effectivement un problème avec ses yeux, l'apprendre de cette façon était désolant. Pour le coup, Elliot se désintéressa de leur petit numéro. Certaines personnes visées, comme le sénateur Conway et le fameux Linderman, ne se privèrent d'ailleurs pas d'exprimer ce qu'ils pensaient du trio d'animateurs.


C'est amusant au début, mais il faut toujours que ça dégénère. Remarqua-t-elle, alors que Sabian raillait à nouveau Kelso.

Elliot grignota un peu, observant les gens alentours. Il y avait du beau monde à cette réception. Et elle se demandait toujours ce qu'elle faisait parmi eux. Une lumière tamisée enveloppa soudainement la salle, attirant l'attention des invités sur l'estrade où se trouvait Darius Lomÿs. L'heure du discours était arrivée.


"Qui... Oui. Qui sommes-nous? Il y a plus de 120 personnes ici ce soir, des étoiles du cinéma moderne aux hommes politiques les plus en vue, par une foule de différentes personnes. Remarquables. Ou remarquées." Commença-t-il.

Sa voix était posée, profonde et chaleureuse. Tsunade se rapprocha pour mieux apercevoir l'hôte de la soirée.


"Ne nous voilons pas la face. Des êtres humains sont présents ce soir, des mutants également." Déclara-t-il.

Quelques murmures s'élevèrent dans la salle, mais le silence revint rapidement.


"Mais au fond... Qui sait? Qui sait pourquoi ils existent? Pourquoi nous-même existons? Aujourd'hui, plus que jamais, la Grosse Pomme attire les mutants. Nous avons le plus haut taux d'évènements étranges, d'accidents, et de morts horribles. S'il vous plait... Que quelqu'un ait l'idée de se pencher sur les chiffres. Une fois, une seule, il constatera que la présence de mutants sauve des vies, évite des catastrophes, empêche des accidents. On dira d'eux que ce sont des monstres, des créatures inhumaines. Ho, certains ont de longues dents! Mais moins que certains êtres humains parmi nous ce soir." Poursuivit-il.

Quelques voix se firent à nouveau entendre, manifestant leur désapprobation. Parler de la mutation ; un sujet aussi désagréable ; lors d'une soirée mondaine, les gens n'étaient pas habitués à cela ! Elliot, elle, admirait l'initiative de cet homme. Elle trouvait ridicule de faire de ce sujet un tabou. Les mutants étaient une réalité et voir en eux des monstres, des erreurs de la nature, c'était contourner le véritable problème.


"Ne prenez pas ceci pour un sermon. Je laisse cela aux philosophes et aux théologiens. Mais nous vivons dans la ville où prend vie le changement, c'est d'ici qu'arrivent les évolutions que subit le monde. Ici que se retrouvent les personnalités qui influencent la marche du monde, dont vous faites partie. Ici que les choses changent, ici qu'elles doivent continuer à changer." Poursuivit Muwvyn, après avoir donné quelques exemples d'exploits que pourraient accomplir des mutants si on daignait se fier à leurs capacités.

"Si je vous parle de ceci, c'est que New York est à la base du mouvement du monde. Ne nous faisons pas d'illusions, il n'y a aucun endroit sur terre où on ressente plus fort l'arrivée du changement. Tout à fait normal, puisque c'est ici qu'il commence." Continua Lomÿs, après un temps d'arrêt. "Les évènements étranges se multiplient, des évènements qui nous blessent, dans lesquels nous voyons mourir nos proches et souffrir nos familles. Beaucoup n'ont pas manqué le Singe Géant qui a dévasté Death Street cette après-midi. Cet état de fait est notre faute à tous, notre responsabilité. Et si je vous parle de tout ça, c'est que notre pays n'est pas prêt à revivre une guerre. Il a fallu la guerre de Sécession pour mettre fin à un conflit racial, ça ne peut pas être la même chose ici."

Elliot buvait littéralement les paroles du maître de cérémonie. Elle partageait à 200% ses idées, admirait son éloquence.

"N'écoutez pas ces anti-mutants qui vous disent que la menace mutante peut-être stoppée, n'écoutez pas ces politiciens qui pensent que les mutants sont dangereux. Ne croyez pas votre vieux voisin qui porte un marcel tâché de gras, une bière en poche et qui vous recommande un fusil à pompe contre la 'vermine', n'écoutez pas ces gens qui vous disent que les mutants sont des psychopathes. Pourquoi seraient-ils pire que les êtres humains ? Une guerre contre les mutants serait une condamnation à mort pour les êtres humains qui y seraient impliqués. Mais ce n'est pas par la peur que cette action doit être refusée, ou rejetée, c'est par esprit de tolérance, de confiance ou d'amitié. Et surtout en pensant que 95% des mutants sont de bonnes personnes, et que les 5% restants pourraient facilement tomber sous le contrôle de leurs semblables si l'état œuvrait en ce sens. Si les politiciens voulaient bien l'entendre, le monde mutant serait régis par les mêmes règles établies pour les êtres humains."

Tsunade poussa un soupir. Le problème, c'était qu'il n'était pas dans l'intérêt des politiciens d'œuvrer dans ce sens. James Markum avait essayé, on l'avait ridiculisé.

"Si je vous raconte cela, c'est pour inciter chacun d'entre-nous à plus d'ouverture d'esprit, plus d'amitié envers ses semblables, car il y a vraiment de bons mutants, qui travaillent à une entente solide, et que le temps est venu de se dire que l'avenir sera sombre et tâché de sang si nous choisissons le mauvais chemin. C'est la peur, la peur qui guide les humains, la peur que renforcent les médias, qui perdent leur libre-arbitre pour nourrir le Dieu Argent, ce sont les Politiciens qui vous promettent de remédier au "Problème Mutant". A-t-on jamais vu un politicien tenir ses promesses ?"

Elliot était émue à présent. Les propos de Lomÿs la touchaient. Elle se sentait proche de cet homme qui, comme elle, refusait de voir les hommes s'entredéchirer.

"Le Monde change, les êtres humains cherchent à faire tourner la terre plus vite que prévu, c'est une course égoïste et funeste. Ils craignent ce qui peut menacer leur confort et leur sécurité, rejettent ce qu'ils ne comprennent pas, méprisent les bienfaits qu'ils pourraient y gagner. Ce n'est pas, et ce ne sera jamais la solution... Tendez la main. Avant qu'il ne soit trop tard." Fit-il, avant de conclure : "Pour terminer ! Cette soirée est la vôtre, l'occasion de découvrir les rouages les plus éminents de cette ville, l'occasion de se tourner vers ses semblables et de se vider l'esprit. Les Acteurs de demain sont parmi nous, pour le meilleur et pour le pire. Profitez, amusez-vous ! Santé, et bonne soirée à chacun d'entre-vous. Je vous rejoindrais un peu plus tard."

Elliot l'applaudit, les larmes aux yeux. Certains l'imitèrent (sans pleurer toutefois^^), d'autres ne surent comment réagir, d'autres encore manifestèrent leur désarroi. Certains quittèrent carrément la salle.


Je ne regrette pas d'être venue, dit-elle, toujours émue. C'est bon de voir qu'il y a encore des gens dans les hautes sphères qui ne pensent pas comme Conway.

Ce discours lui avait redonné du baume au cœur. Après tout ce qu'elle avait enduré ces derniers mois, ces mutants massacrés qu'elle avait soigné, les mots de Darius Lomÿs avait ravivé en elle une flamme qu'elle croyait éteinte depuis longtemps. Elle avait à nouveau foi en l'avenir. Souriante, elle tendit sa coupe de champagne.

A notre hôte ! Dit-elle. Que ses mots puissent éveiller plus d'une conscience ce soir !

Elliot trinqua, descendit son verre, puis embrassa tendrement son Turkounet^^ La soirée pouvait commencer à présent ! Et elle s'annonçait mémorable.

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MessageSujet: Re: Salle de Réception Ven 19 Nov - 17:40

- C'est à dire que le pantin Alpert est trop occupé à rédiger son dernier ouvrage. intervint, à un moment, Icare, alors que Philip, quelques olives à la bouche, cherchait où cracher les noyaux. Dernier 'à ce jour', car on ne doute pas du tout de son succès ! En même temps, quand on a un style aussi élégant que Brooke Kavanaugh... 'Pour le plus grand bien' ne sera pas une réécriture de 'Pinocchio', comme l'ont dit certaines mauvaises langues de Dirt, mais bel et bien l'auto-biographie de super-menteur, alias notre nouveau maire, alias Cid Alpert.

Finalement, ce fut un verre à moitié plein, posé là, qui accueillit les noyaux. Tant pis pour le propriétaire. Rejoignant son duo d'humoristes préféré, Scaramouche fit une remarque sur la caméra, ce à quoi répondit Ji :

- On est en test pour savoir si ça vaut la peine d'en équiper le studio. La HD c'est classe mais, quand tu approches de Béatrice Clayton pour un gros plan, tu vois toutes les traces de scalpel, les veines du cou, et la peau qui pend, c'est immonde.

"Les gens payent pour voir de l'immonde. Autant leur en offrir. Même les enfants en réclament. Comme si avoir affaire à leurs grands-parents n'était pas suffisant."

Attrapant au passage une flûte de Champagne, Philip la vida d'un trait, alors que Conway et Linderman réagissaient à tous les commentaires. Anthony brandit alors la liberté d'expression. Puis, l'arrivée d'un homme vêtu comme un Rôdeur sorti d'un livre de Tolkien, croisé avec un moine du Nom de la Rose, accompagné de Winter et la femme de Thorne, fut commentée par Ji. Ah, ainsi, Hadrien Thorne était mort ? La suite échappa un peu à l'animateur, alors qu'il fixait les nouveaux arrivants. Avant d'être tiré de son observation par le maître de maison.


- Qui... Oui. Qui sommes-nous ?

"Oh oh, quelle accroche !" nota Scaramouche.

- Il y a plus de 120 personnes ici ce soir, des étoiles du cinéma moderne aux hommes politiques les plus en vue, par une foule de différentes personnes. Remarquables. Ou remarquées.

"Ou les deux !"

Durant la suite du discours, Cavalier fit en sorte de tenir sa langue. Ou presque.


- On dira d'eux que ce sont des monstres, des créatures inhumaines. Ho, certains ont de longues dents! Mais moins que certains êtres humains parmi nous ce soir.

"Oui, si les coutures craquent, on ne verra plus leur ambition..." commenta-t-il, en prenant une seconde flûte de Champagne.

Après un moment, autre chose attira son attention.


- Si je vous raconte cela, c'est pour inciter chacun d'entre-nous à plus d'ouverture d'esprit, plus d'amitié envers ses semblables, car il y a vraiment de bons mutants, qui travaillent à une entente solide, et que le temps est venu de se dire que l'avenir sera sombre et tâché de sang si nous choisissons le mauvais chemin. C'est la peur, la peur qui guide les humains, la peur que renforcent les médias, qui perdent leur libre-arbitre pour nourrir le Dieu Argent, ce sont les Politiciens qui vous promettent de remédier au "Problème Mutant". A-t-on jamais vu un politicien tenir ses promesses ?

A l'instar de Lomÿs, son regard glissa sur Ji et Icare.

"Oh, même les yeux ouverts, certains ne voient pas grand chose..."

Et puis, ce fut la fin :


- Pour terminer ! Cette soirée est la vôtre, l'occasion de découvrir les rouages les plus éminents de cette ville, l'occasion de se tourner vers ses semblables et de se vider l'esprit. Les Acteurs de demain sont parmi nous, pour le meilleur et pour le pire. Profitez, amusez-vous ! Santé, et bonne soirée à chacun d'entre-vous. Je vous rejoindrais un peu plus tard.

Le silence qui suivit fut très court. Applaudissant à tout rompre, Philip s'exclama :

"Bravo ! Bravo ! Quelle verve !"

Et avant que la musique reprenne, il fit remarquer, à qui voulait l'entendre :

"Il y avait là plus de vérité que dans l'ensemble des discours politiques de la campagne présidentielle."

Brandissant le poing, tout en récupérant sa flûte posée à la fin du discours, il s'exclama :

"Lomÿs présid... Ah non, mince, il est Autrichien."

Et comme si de rien n'était, il vida son verre, avant d'aller voir le majordome. Pour savoir où étaient les toilettes.


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Dim 21 Nov - 23:08

Arrow Salon

Le duo rencontré au Pringle avait fini par capituler, et Miles et Mareva purent rejoindre la salle de réception, où la fête battait son plein. Elle aperçut de nombreux visages familiers. Dont Deirdre, le bras droit de son époux au Casino Horizon. Elle aussi était très attachée à Larsen. L'annonce de sa mort lui ferait certainement un choc. Neutral Autant ne pas lui gâcher la soirée avec ça maintenant.
Les Templiers évoluèrent un peu dans la pièce, jusqu'à ce que l'écho de trois voix qui s'en prenait à tout le monde, ne s'intéressent à eux.


"... Derrière lui, la Veuve Thorne, épouse de feu Hadrien Edward Thorne, mort récemment. Visiblement, la fortune du Casino Horizon fait son bonheur puisqu'elle se trouve maintenant en compagnie du Docteur Howard Winter, frère jumeau du gastronome et honorable sérial-killer, assassin de drogués, de dérangés mentaux, un nettoyeur, on devrait lui remettre une clé de la ville."

Jillian fronça les sourcils, l'air mécontente. Comment Diable pouvait-il savoir pour Larsen ? C'était vraiment tout récent, et personne n'était au courant. L'orateur était-il mêlé à sa mort ? Suspect Elle serra les poings et essaya de se calmer. Il y avait bien trop de monde pour créer un scandale. Et utiliser ses pouvoirs. Elle n'avait pas manqué d'apercevoir de nombreux membres du parti anti-Mutant. Evil or Very Mad
Miles repéra Vash. Et alors qu'ils se dirigeaient doucement vers lui, le propriétaire des lieux fit son apparition, et commença son discours. Un discours avec des révélations voilées, et qui appellait à la tolérance. Marvin Conway n'apprécierait sans doute pas. D'autres esprits moins réfractaires réfléchiraient peut-être aux paroles de Muwvyn. C'est tout ce qu'elle pouvait souhaiter.
Mais il y avait plus important pour l'instant...


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Lun 22 Nov - 17:53

Matt réagit rapidement à l'annonce de son problème,

"Il y a un Bospeyl, là-bas. Un vieux, s'entend. Je ne pense pas être assez âgé pour connaître tout de la famille, mais lui..."

Sam tourna la tête pour voir un vieux monsieur aux cheveux gris et lunettes de soleil. Vieux, c'était pour sûr...

"On y va ?"

Sam n'eut pas le temps d'attraper la main de Lou qu'il se retrouvait déjà en face de nombreuses personnes qui lui étaient toutes inconnues...

"Messieurs, dames ! Salut, tonton. Sympa les lunettes. Salut Chris."

Ah, c'était son oncle... L'autre devait être son fils ou son neveu si Matt le connaissait aussi. Sam se laissa faire, serra les mains de tous les gens sans retenir un seul prénom.

"Matthew Bospeyl, enchanté. Je suis le neveu de monsieur le Juge. Et voici Samuel... Bospeyl ! Il a besoin d'un coup de main."

Ah il était juge.. Et dans l'histoire, il ne connaissait toujours pas son prénom... Enfin, s'il pouvait l'aider, ce serait déjà énorme...

"Un coup de main, Matthew ? C'est certain. Il n'est pas forcément le seul d'ailleurs."

Arf un vieux singe encore... La sagesse incarnée à parler en métaphores... Ca avait le don d'agacer Sam qui prenait un malin plaisir généralement à les renvoyer dans les cordes avec une répartie bien placée, afin d'éviter le débat philosophique, enfin quand ce n'est pas lui qui finissait dans les cordes au deux temps trois mouvements...

"Samuel Bospeyl donc. Notre famille a l'air compliquée, n'est-ce-pas ? Tu es le petit-fils de Walter, le frère de mon père. Ton paternel est le dernier membre vivant de cette branche de la famille, son frère Joey est mort hier d'un cancer du poumon."

Hein ? Quoi ? Comment savait-il si précisément qui il était ? Il sentit la présence de Lou à ses côtés lui serrer le bras tout en lui soutenant le dos. Il avait donc son grand-oncle devant lui ? Il avait du mal à saisir le fait que son père était le dernier membre vivant de cette branche... Et lui ?

"Antoine aurait dû être ici ce soir, mais le SHIELD a retenu une partie de ses gradés pour Death Street."

Antoine Bospeyl ? C'était donc le nom de son père... Wow. Le SHIELD ? Il en avait entendu parler. C'était un organisme militaire. Son père était donc gradé... Sam était totalement déconnecté, puis alors qu'il articulait un,

"Merci monsieur."

Lou lui serra fort la main, puis le tourna vers le balcon où son oncle venait de réapparaître. Les lumières qui diminuèrent firent du bien à Sam qui avait avant tout besoin d'air frais et de calme, mais ça attendrait la fin du discours...

"Qui... Oui. Qui sommes-nous? Il y a plus de 120 personnes ici ce soir, des étoiles du cinéma moderne aux hommes politiques les plus en vue, par une foule de différentes personnes. Remarquables. Ou remarquées."

Et dire qu'il était là au milieu de tout ce monde... Et qu'il venait d'enfin retrouver trace de son père... Que le monde était étrange.

"Ne nous voilons pas la face. Des êtres humains sont présents ce soir, des mutants également. Mais au fond... Qui sait? Qui sait pourquoi ils existent? Pourquoi nous-même existons?"

La direction qu'emprunta le discours de l'oncle de Lou surprit quelque peu Sam...

"Aujourd'hui, plus que jamais, la Grosse Pomme attire les mutants. Nous avons le plus haut taux d'évènements étranges, d'accidents, et de morts horribles."

Pas forcément le plus rassurant de lier 'accidents', 'morts horribles' et mutants...

"S'il vous plait... Que quelqu'un ait l'idée de se pencher sur les chiffres. Une fois, une seule, il constatera que la présence de mutants sauve des vies, évite des catastrophes, empêche des accidents."

Sam écoutait calmement, il était curieux et impatient d'arriver à la fin pour la connaître et aussi pouvoir sortir prendre l'air...

"On dira d'eux que ce sont des monstres, des créatures inhumaines. Ho, certains ont de longues dents! Mais moins que certains êtres humains parmi nous ce soir."

Sam tourna la tête autour de lui pour regarder les réactions des gens, c'était toujours intéressant de voir comment les gens se sentaient plus ou moins concernés par une remarque qui ne leur était pas forcément adressée...

"Homo sapiens sapiens, Homo superior. Rien ne distingue la plupart d'entre-nous. Qui sait? Il faudrait que vous traversiez la route et qu'un camion menace de vous écraser pour vous rendre compte que la jeune femme que vous venez de saluer courtoisement, possède une force plus grande que celle de Mohammed Ali. Et je ne suis pas sûr que Mr.Ali aurait pu arrêter un camion! Que vous soyez pris dans un incendie au 17ème étage d'un immeuble, pour vous rendre compte qu'un mutant qui maîtrise l'eau est plus efficace que trois camions de pompiers pour vous empêcher de brûler vif."

Quel était l'objectif d'autant défendre la cause des mutants ? Un apaisement général ?

"Ne prenez pas ceci pour un sermon. Je laisse cela aux philosophes et aux théologiens. Mais nous vivons dans la ville où prend vie le changement, c'est d'ici qu'arrivent les évolutions que subit le monde. Ici que se retrouvent les personnalités qui influencent la marche du monde, dont vous faites partie. Ici que les choses changent, ici qu'elles doivent continuer à changer."

Ca promettait pour les semaines et mois à venir...

"Si je vous parle de ceci, c'est que New York est à la base du mouvement du monde. Ne nous faisons pas d'illusions, il n'y a aucun endroit sur terre où on ressente plus fort l'arrivée du changement. Tout à fait normal, puisque c'est ici qu'il commence."

Certes, mais Sam se demandait vraiment si tout le monde dans cette pièce était destiné à y participer, et surtout comment...

"Les évènements étranges se multiplient, des évènements qui nous blessent, dans lesquels nous voyons mourir nos proches et souffrir nos familles. Beaucoup n'ont pas manqué le Singe Géant qui a dévasté Death Street cette après-midi. Cet état de fait est notre faute à tous, notre responsabilité. Et si je vous parle de tout ça, c'est que notre pays n'est pas prêt à revivre une guerre. Il a fallu la guerre de Sécession pour mettre fin à un conflit racial, ça ne peut pas être la même chose ici."

Ainsi il pressentait une guerre entre mutants et anti-mutants ?

"N'écoutez pas ces anti-mutants qui vous disent que la menace mutante peut-être stoppée, n'écoutez pas ces politiciens qui pensent que les mutants sont dangereux. Ne croyez pas votre vieux voisin qui porte un marcel tâché de gras, une bière en poche et qui vous recommande un fusil à pompe contre la 'vermine', n'écoutez pas ces gens qui vous disent que les mutants sont des psychopathes. Pourquoi seraient-ils pire que les êtres humains ?"

Il n'avait pas tort, si ce n'est que certains pouvoirs avaient le don d'énerver et d'effrayer les humains 'normaux', car Sam pensait que mutants ou pas, ils étaient tous des êtres humains...

"Une guerre contre les mutants serait une condamnation à mort pour les êtres humains qui y seraient impliqués. Mais ce n'est pas par la peur que cette action doit être refusée, ou rejetée, c'est par esprit de tolérance, de confiance ou d'amitié. Et surtout en pensant que 95% des mutants sont de bonnes personnes, et que les 5% restants pourraient facilement tomber sous le contrôle de leurs semblables si l'état oeuvrait en ce sens. Si les politiciens voulaient bien l'entendre, le monde mutant serait régis par les mêmes règles établies pour les êtres humains."

Heureusement qu'il détestait la politique, avoir à prendre autant de décisions le dépassait totalement surtout dans les circonstances présentes...

"Si je vous raconte cela, c'est pour inciter chacun d'entre-nous à plus d'ouverture d'esprit, plus d'amitié envers ses semblables, car il y a vraiment de bons mutants, qui travaillent à une entente solide, et que le temps est venu de se dire que l'avenir sera sombre et tâché de sang si nous choisissons le mauvais chemin. C'est la peur, la peur qui guide les humains, la peur que renforcent les médias, qui perdent leur libre-arbitre pour nourrir le Dieu Argent, ce sont les Politiciens qui vous promettent de remédier au "Problème Mutant". A-t-on jamais vu un politicien tenir ses promesses ?"

La remarque finale arracha un sourire à Sam, mais les propos qui l'avaient précédée fit que Sam avait serré Lou plus fort contre lui.

"Le Monde change, les êtres humains cherchent à faire tourner la terre plus vite que prévu, c'est une course égoïste et funeste. Ils craignent ce qui peut menacer leur confort et leur sécurité, rejettent ce qu'ils ne comprennent pas, méprisent les bienfaits qu'ils pourraient y gagner. Ce n'est pas, et ce ne sera jamais la solution... Tendez la main. Avant qu'il ne soit trop tard."

Sam redonna un coup d'oeil autour de lui. Tout le monde semblait regarder le maître des lieux et intéressé à divers degrés par ses propos... La diversité des sentiments perceptibles et montrés était assez extraordinaire.

"Pour terminer ! Cette soirée est la vôtre, l'occasion de découvrir les rouages les plus éminents de cette ville, l'occasion de se tourner vers ses semblables et de se vider l'esprit. Les Acteurs de demain sont parmi nous, pour le meilleur et pour le pire. Profitez, amusez-vous ! Santé, et bonne soirée à chacun d'entre vous. Je vous rejoindrai un peu plus tard."

Sam tourna la tête pour murmurer à l'oreille de Lou,

"J'ai besoin d'air, tu m'accompagnes ?"

Lou acquiesça d'un signe de tête accompagné d'un léger sourire, puis Sam se tourna vers Matt,

"A plus tard Matt, et merci pour tout."

Il se tourna ensuite vers le juge Bospeyl,

"Encore merci monsieur. Si vous voyez mon père, dîtes-lui que j'aimerais vraiment le rencontrer."

Puis il salua d'un hochement de tête les autres invités, puis il laissa Lou le guider à travers la foule d'invités pour accéder à l'étage où ils allèrent se poser sur un balcon, où ils seraient à l'écart des autres invités potentiellement présents dans les jardins.
Sam inspira immédiatement une grande bouffée d'air frais, puis alla enlacer Lou qui était acoudée à la rembarde, et il contempla silencieusement le ciel de New York où les étoiles n'apparaissaient jamais... L'avenir serait-il aussi noir que le ciel ?

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MessageSujet: Re: Salle de Réception Lun 22 Nov - 21:08

Le cœur d'Elessar se serra un peu lorsque la lumière se tamisa, mettant son frère en valeur. Ce dernier s'apprêtait à discourir. Et il débuta par une question aux connotations philosophiques. Vlad esquissa un léger sourire, retrouvant bien son frère. Il se doutait de jusqu'où il pouvait aller...

"Ne nous voilons pas la face. Des êtres humains sont présents ce soir, des mutants également." Déclara-t-il en toute logique.

Et pourtant, alors qu'il posait d'autres questions, certains êtres humains et autres anti-mutants manifestèrent discrètement leur mécontentement. Elessar n'approuvait pas, bien sûr, mais il jugeait ces réactions plus stupides et inintéressantes que révoltantes. Il en avait peut-être trop vu. Muwvyn évoqua alors des statistiques. Les gens mécontents humèrent de loin la moral qu'il allait leur servir.


"S'il vous plait... Que quelqu'un ait l'idée de se pencher sur les chiffres. Une fois, une seule, il constatera que la présence de mutants sauve des vies, évite des catastrophes, empêche des accidents." Insista néanmoins, Darius.

Le discours était louable mais ne changerait certainement pas les mœurs ou les idéaux. Que cherchait donc son frère ? Avait-il une idée de ce qu'il se préparait ? Après s'être permis une touche d'humour (acide), il enrichit :


"Homo sapiens, Homo superior. Rien ne distingue la plupart d'entre-nous. Qui sait? Il faudrait que vous traversiez la route et qu'un camion menace de vous écraser pour vous rendre compte que la jeune femme que vous venez de saluer courtoisement, possède une force plus grande que celle de Mohammed Ali. Et je ne suis pas sûr que Mr.Ali aurait pu arrêter un camion! Que vous soyez pris dans un incendie au 17ème étage d'un immeuble, pour vous rendre compte qu'un mutant qui maîtrise l'eau est plus efficace que trois camions de pompiers pour vous empêcher de brûler vif."

Après un peu de rhétorique, le regard de Darius parut se poser sur son cadet. Celui-ci ne bougea pas, pour la simple raison que les battements de son cœur semblaient s'être ralentis. Voilà qu'il appréhendait un instant qu'il attendait depuis des années... Malgré les apparences, Vlad avait changé, c'était un fait. Et c'était plus du à ce qu'il avait subi, qu'à la potentielle influence de Aïda. Sans doute Muwvyn s'en rendrait-il compte...
Ce dernier tâcha de se contenir et de poursuivre son discours. Son ton s'obscurcit. Était-ce en rapport avec les nouveaux faits abordés, ou avec la présence qu'il venait de remarquer ?


"Les évènements étranges se multiplient, des évènements qui nous blessent, dans lesquels nous voyons mourir nos proches et souffrir nos familles. Beaucoup n'ont pas manqué le Singe Géant qui a dévasté Death Street cette après-midi. Cet état de fait est notre faute à tous, notre responsabilité. Et si je vous parle de tout ça, c'est que notre pays n'est pas prêt à revivre une guerre. Il a fallu la guerre de Sécession pour mettre fin à un conflit racial, ça ne peut pas être la même chose ici." Explicita-t-il sa pensée.

Elessar n'avait prêté aucune attention au public, jusqu'ici. Lorsqu'il le fit, il ne réalisa rien de très surprenant. Certains approuvaient, d'autres étaient outrés. Peu osaient intervenir. L'espace d'un instant, Vlad crut que son frère allait s'emporter. Ce ne fut pas le cas.


"Une guerre contre les mutants serait une condamnation à mort pour les êtres humains qui y seraient impliqués. Mais ce n'est pas par la peur que cette action doit être refusée, ou rejetée, c'est par esprit de tolérance, de confiance ou d'amitié. Et surtout en pensant que 95% des mutants sont de bonnes personnes, et que les 5% restants pourraient facilement tomber sous le contrôle de leurs semblables si l'état oeuvrait en ce sens. Si les politiciens voulaient bien l'entendre, le monde mutant serait régis par les mêmes règles établies pour les êtres humains."

Elessar n'était pas particulièrement convaincu par les pourcentages énoncés par son frère. Hormis cela, il appréciait le discours, et surtout l'intention. Tout en se doutant que cela ne changerait strictement rien. La suite fut des plus percutantes :

"Si je vous raconte cela, c'est pour inciter chacun d'entre-nous à plus d'ouverture d'esprit, plus d'amitié envers ses semblables, car il y a vraiment de bons mutants, qui travaillent à une entente solide, et que le temps est venu de se dire que l'avenir sera sombre et tâché de sang si nous choisissons le mauvais chemin. C'est la peur, la peur qui guide les humains, la peur que renforcent les médias, qui perdent leur libre-arbitre pour nourrir le Dieu Argent, ce sont les Politiciens qui vous promettent de remédier au "Problème Mutant". A-t-on jamais vu un politicien tenir ses promesses ?"

Muwvyn conclut sur une note plus positive. On pouvait dire qu'il avait fait son effet. Néanmoins, Elessar et Aïda n'avaient pas le temps de trop le constater. Vlad posa son regard sur Ji, avant de remarquer le signe de Darius.

Allons-y. Glissa-t-il à Aïda.

Ils partirent sans qu'il n'accordât un regard aux Templiers.


=>Chambre de Salenia Lomÿs

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"Tout ce qui est or ne brille pas,
Tous ceux qui errent ne sont pas perdus,
Le vieux qui est fort ne dépérit point.
Les racines profondes ne sont pas atteintes pas le gel.
Des cendres, un feu s'éveillera.
Des ombres, une lumière jaillira..."


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Lun 22 Nov - 21:21

Mareva fut perturbée, bien sûr, par "l'humour" du trio infernal. Elle parvint toutefois à passer outre. Effectivement, ils n'avaient pas besoin d'entrer en conflit avec qui que ce soit. Surtout ces trois-là; rentrer dans leur jeu serait un cercle plus que vicieux.
Plus intéressant; Muwvyn entra en scène. L'expression convenait d'autant plus qu'il discourut avec énergie et charisme. Celui-ci aborda le problème "mutants" avec franchise, en dévoilant clairement sa position. Il allait probablement s'attirer l'admiration des uns, comme les foudres des autres. New York était particulièrement concernée. Miles aurait pu se sentir étranger à tout cela mais il fut touché par ce discours, aux tendances universelles. Il ne connaissait pas personnellement Muwvyn, il lui paraissait néanmoins courageux et honnête. Il aspirait visiblement à de meilleurs lendemains. Autant dire qu'il lui fit meilleure impression que son frère, ou Aïda. Ces derniers partirent d'ailleurs sans demander leur reste.
Mareva et lui, se tournèrent vers Vash, en attendant leur heure...


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Sam 27 Nov - 11:04

Alors qu'il rejoignait Darius, Lars écouta d'une oreille distraite les dires d'Anthony Whar et Anton Tozier. Les deux humoristes, rapidement rejoints par Philip Cavalier, assurèrent un temps le spectacle, charriant quelques personnalités présentes ou non dans la salle. La chose était plaisante, mais sans plus. Noctis n'était pas un fervent admirateur du trio, même s'il soutenait certaines prises de position de Whar. Les bouffonneries de Tozier étaient lourdes à la longue. D'ailleurs, les trois hommes finirent par en agacer plus d'un, Marvin Conway et Daniel Linderman en tête. Lars, lui, s'arrêta devant Muwvyn et complimenta l'organisation du bal.

"Nous verrons, lorsque ce sera terminé." Répondit Darius, avec un sourire.

Oui, acquiesça Lars, en songeant que le discours aurait très certainement un fort impact sur la réussite de la soirée.

Après ça, Noctis lui demanda pourquoi il l'avait fait demander.


"Nous venons... De mettre la main sur certaines pièces du puzzle." Répondit Darius. "Un Prêtre devrait bientôt arriver, il saura quoi faire et te donnera les détails. J'aimerais que tu veilles à sa sécurité, et à celle du jeune homme, là derrière, pendant un moment."

Bien sûr, accepta naturellement Noctis. J'y vais de ce pas. A plus tard.

Noctis posa une main sur l'épaule de son ami, comme pour lui souhaiter bonne chance pour son discours, puis grimpa les dernières marches conduisant à l'étage supérieur. Alors qu'il approchait du petit salon, la voix de Muwvyn se mit à résonner dans toute la salle. Lars s'arrêta pour écouter le début du discours. Comme il s'y attendait, Darius parla de tolérance et d'union, mais aussi de la réserve à adopter face aux propos les plus extrêmes. Le maître des lieux fut éloquent et ses paroles vibrantes, animées. Absorbé, Noctis l'écouta finalement jusqu'à la fin qui se fit sur une note plus légère. Souriant, Lars ouvrit alors la porte du petit salon, ignorant qu'il s'apprêtait à faire la connaissance d'un mutant exceptionnel, Seiya.

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Leon
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MessageSujet: Re: Salle de Réception Sam 4 Déc - 9:41

"Enchantée," les salua poliment Œil de Lynx, les présentations faites.

Un sourire en coin, Leon lança un regard en biais à sa cavalière, étrangement sage pour le moment. Ceci étant dit, le petit air mutin qu'arborait Cheyenne n'échappa pas au militaire. Nul doute que son espièglerie naturelle ne tarderait pas à reprendre le dessus. Surtout en présence d'une telle brochette d'artistes. Nick Fury ne tarda pas à les rejoindre.


"Tiens donc, messieurs les sénateurs." Fit-il, saluant l'assemblée. "Et bien, tous les 'politiques' sont présents ? Ça me parait bien peu. Nul doute que cela vous mécontente autant que moi."

La remarque aurait pu faire sourire Vincent si elle n'avait pas également inclus un sous-entendu graveleux au sujet de son défunt paternel. Robert Kelly était ce qu'il était, mais pour Leon, il avait surtout été un père aimant et attentionné. Et s'il n'avait jamais approuvé ses actes ou sa politique, d'une certaine manière, Vincent avait compris ses choix, dictés par une peur maladive des mutants. Oui, il respectait sa mémoire.

"Quel manque de tact." Glissa Conway, sur un ton doucereux. "J'ose espérer que nous retrouverons rapidement Morgan."

"Tiens, le fils Kelly." Le remarqua alors innocemment Fury, à fond dans son rôle de simple connaissance.


Colonel, le salua sobrement ledit Kelly. Je suis surpris de vous voir ici ce soir. Je pensais que le SHIELD avait d'autres singes à fouetter. Enfin, il semble que ce soit une habitude pour votre organisation de faire traîner les affaires de première importance.

Le ton de reproche était clairement présent et à peine simulé. Officiellement, Kelly et Fury bossaient pour des forces armées radicalement opposées. Même si cet état de faits allait changer sous peu, les deux hommes se devaient de jouer la comédie. Et puis, Leon n'avait pas digéré le fait que le SHIELD ait plus ou moins renoncé à traquer l'ex-sénatrice Morgan.

Vous êtes très en beauté ce soir, Mme Fury, en profita-t-il pour glisser, dans la foulée, un petit compliment à l'épouse du colonel.

L'hôte de la soirée, Darius Lomÿs, fit alors une rapide intervention, reportant son discours à plus tard. Cette brève interruption permit à Ariana Kane, la vampire du NYPD, de rebondir sur la famille Fury.


"Et comment va votre beau-frère, Colonel ? Toujours aussi poli avec son entourage ?" Demanda-t-elle, sans arrière pensée semblait-il.

Fury fut sauvé par l'arrivée en fanfare d'un duo connu de journalistes : Anthony Whar et Anton Tozier. Les deux hommes chauffèrent la salle à leur façon, faisant rire l'assemblée aux dépens de quelques uns de ses convives.


"Ce guignol a été invité ?" Lâcha Marvin Conway, plutôt sèchement, parlant de Whar.

Il faut dire que les humoristes n'étaient pas particulièrement tendres avec lui. Soucieux de faire bonne figure, Leon fit mine de désapprouver l'initiative des deux comiques. Mais au fond de lui, cela l'amusait bien. Un peu de dérision ne pouvait pas faire de mal, surtout lorsque des hommes comme Marvin Conway et Daniel Linderman étaient visés.


"Entouré d'une mare de bave, puisqu'on ne peut pas à la fois porter des slips serrés et garder la bouche fermée, Sigmund Fitch, qui semble trouver son plaisir rien qu'en regardant toutes les demoiselles en beau linge. Mesdemoiselles, restez à l'écart, danser sur un sol pareil avec des talons aiguilles, c'est la gamelle assurée. Ça aurait juste le mérite de nous amuser." Nota à un moment Whar.

Cette fois, Leon ne put retenir un petit rire, surtout lorsque Tozier en rajouta une couche :
"Le sénateur Conway n'a pas de quoi être fier de son neveu."

Ce fut à Leon de lancer un regard 'navré' au sénateur. Le politicien ne devait décidément pas s'attendre à une telle publicité. En tout cas, s'il en avait l'occasion, Vincent irait saluer les deux hommes pendant la soirée. Il appréciait réellement leur travail, ou plutôt la démarche qui se cachait derrière. Sous leur masque de bouffon, Ji et Icare essayaient d'éveiller les consciences, de faire bouger les choses.

"Quand on parle du loup." Commenta Suoidis, lorsque le nom de Les Grossman fut évoqué par Tozier.

Mais le petit jeu des comiques, rejoints entre-temps par Philip Cavalier, finit par en lasser plus d'un.


"Cela suffit !" S'impatienta pour commencer Conway. "Écoutez messieurs, je ne suis pas venu ici pour me faire insulter ! Parasiter nos ondes ne vous suffit donc pas ?!"

Ce à quoi Whar rétorqua, non sans fougue : "Liberté d'expression !"

Linderman manifesta également son mécontentement, laissant tomber son verre dans un geste d'agacement relativement théâtral.

"Affreux, bêtes et méchants ! L'avantage avec vous, c'est que personne n'a à vous parodier." Cracha l'homme d'affaires, dédaigneux à souhait.

Un calme relatif succéda à ces moments purement fantaisistes. Et Muwvyn prit à nouveau la parole, pour son discours cette fois-ci. Leon l'écouta avec attention, enregistrant ce qui était dit, mais aussi ce qui ne l'était pas, car simplement suggéré. A la fin du discours, la foule fut partagée. Certains manifestèrent clairement leur agacement, d'autres se sentirent carrément insultés ; allez savoir pourquoi ; d'autres enfin applaudirent, appréciant cette prise de position osée mais réfléchie. Vincent, lui, ne sut pas trop quoi en penser. Darius Lomÿs lui semblait être un homme honnête, mais il doutait sincèrement que des mots puissent suffire à faire évoluer les mentalités. Après avoir écouté leur avis, Leon, soucieux de s'éloigner des médisances des politiciens, entraina Cheyenne à l'écart, près des petits fours. Comme l'avait dit Muwvyn, il était temps de profiter de la soirée.


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Dim 5 Déc - 12:52

Jonas Bospeyl, droit comme la justice ( Razz ), salua Bill Willows avant de le rassurer sur ses intentions concernant sa nièce.

"Tranquillise toi, je cherchais une jolie femme qui soit mes yeux ce soir, rien de plus." Dit-il, avec un sourire aimable.

Chris afficha une moue circonspecte. S'il n'avait jamais eu la prétention de comprendre son paternel, son attitude l'intriguait. Il se demandait quel sous-entendu se cachait derrière cette réponse anodine. Soucieux d'y voir plus clair, Vaan insista sur le sujet, raillant son père sur le fait qu'il n'avait toujours pas retiré ses lunettes de soleil.


"C'est exactement ça. Ce soir et ceux à venir." Lui dit-il, sur un ton qui n'avait rien d'alarmant.

Et pourtant, il venait clairement d'avouer à son fils sa cécité ! Chris fronça les sourcils. Dans quoi avait-il encore trempé ? Une affaire louche, à n'en pas douter. Vaan espérait que ce n'était pas encore cette histoire ridicule de Repentis. Wade n'avait plus l'âge de jouer au justicier ! Ah ! Voilà qu'il s'inquiétait pour lui à présent. Chris se gifla mentalement. Qu'il se débrouille donc ! Peu importait ce qui s'était passé, cela ne concernait qu'un seul Bospeyl : Jonas ! Vaan reporta son attention sur Neytiri. La jeune femme semblait également bien pensive.


"Oui, il semblerait," répondit-elle tout juste à sa remarque.

Voilà autre chose qui l'intriguait... Il n'aimait pas voir Sheva soucieuse. Et si quelque chose la tracassait, il aimerait sincèrement qu'elle lui dise de quoi il s'agissait. Arf, les femmes et leurs secrets... Vaan ne les comprendrait sans doute jamais.


"Messieurs, dames ! Salut, tonton. Sympa les lunettes. Salut Chris." Les salua alors Matthew Bospeyl, un autre membre éminent de leur prestigieuse famille.


Yo, Matt ! Ça roule, mon pote ? Lui retourna-t-il son salut, souriant.

Même s'ils n'étaient pas particulièrement proches, Vaan trouvait que Lancelot était un brave petit gars. Une pousse à l'avenir radieux qui ne demandait qu'à s'épanouir. La vraie question était de savoir vers quel côté de la justice le bourgeon allait s'ouvrir. Car avec un nom comme Bospeyl, la réponse n'était pas forcément évidente.


"Matthew Bospeyl, enchanté. Je suis le neveu de monsieur le Juge." Se présenta le jeune homme, avant d'introduire l'un de ses amis dans la foulée : "Et voici Samuel... Bospeyl ! Il a besoin d'un coup de main."


Un autre Bospeyl ! Voilà qui mérite de porter un toast ! S'exclama Chris, levant son verre. A une famille pleine de surprises ! Trinqua-t-il, avant de descendre sa coupe de champagne.

Naturellement, Wade fit mine de l'ignorer, comme il lui arrivait si souvent de le faire.


"Un coup de main, Matthew ? C'est certain. Il n'est pas forcément le seul d'ailleurs." Rétorqua-t-il, énigmatique, avant de se tourner vers Numbler.

"Samuel Bospeyl donc. Notre famille a l'air compliquée, n'est-ce-pas ? Tu es le petit-fils de Walter, le frère de mon père. Ton paternel est le dernier membre vivant de cette branche de la famille, son frère Joey est mort hier d'un cancer du poumon." Révéla-t-il, à lui, comme à eux.

Vaan avait du mal à en croire ses oreilles. Joey était mort et il l'apprenait de cette façon... Bon, il n'avait jamais été très proche de son petit cousin, mais le fait est que cela ne se faisait pas. Et puis, qu'est-ce que c'était que cette histoire de cancer des poumons ? A qui voulait-il faire avaler une couleuvre pareille ?


Une maladie foudroyante, remarqua-t-il donc, non sans ironie. On n'a rien vu venir.

Vaan n'en dit pas plus, préférant garder le reste pour un éventuel tête-à-tête avec son père. Cette fois, il en était sûr, Wade avait encore voulu jouer au héros. Et pourquoi ? Pour regarder son cousin mourir avant de perdre la vue. Chris lui avait pourtant dit d'être prudent.

"Antoine aurait dû être ici ce soir, mais le SHIELD a retenu une partie de ses gradés pour Death Street." Ajouta Wade, au sujet d'Arphan.

Ces maigres explications semblèrent contenter Samuel pour le moment. Samuel Bospeyl, son homonyme. Le gamin avait l'air d'avoir une bonne bouille. Et sa cavalière était ravissante. Les Bospeyl partageaient au moins une qualité, ils savaient s'entourer de belles femmes. Cette parenthèse familiale terminée, Vaan se mit à écouter les joyeux délires d'Anthony Whar et Anton Tozier, le célèbre duo comique. Après une intervention remarquée de Ji, Icare prit le relais avec une imitation irrésistible de Daniel Linderman.


"Bonsoir. Croyez-bien que je suis ravi de me retrouver parmi vous, ce soir. Mon brave Anthony, je vois en effet le 'meilleur ami de l'homme'; le sénateur Conway. Heil, Marvin !" Commença-t-il, sur un ton parfaitement stoïque. "Certes, la fête n'est pas à la hauteur de mes espérances, tant le maitre de maison se complait à nous négliger. Aussi, pour ne pas perdre totalement ma soirée, n'est-ce pas ? Je vais embarquer le contenu du buffet; du moins si ce jeune insolent apparenté au porc, n'a pas tout terminé d'ici cinq secondes."

Vaan éclata de rire en s'apercevant que c'était son frère qui était visé^^ Il faut dire que Sabian n'était pas particulièrement discret lorsqu'il s'empiffrait. Philip Cavalier vint ensuite apporter son soutien aux deux humoristes, contribuant à animer la soirée.

"Mon ami Chris Bospeyl est là !" Fit-il. "Il y a l'air d'y avoir une franche ambiance de rigolade familiale, puisque je vois son père, droit comme la justice. Tiens, il est aveugle, maintenant ? Heureusement, il a amené son labrador."

Vaan fronça légèrement les sourcils. S'il appréciait la plaisanterie, il ne savait pas encore comment prendre cette nouvelle somme toute déstabilisante. Et puis, même si Scaramouche n'avait certainement fait que saisir une perche, Chris ne pouvait s'empêcher de se demander combien de personnes Wade avait cru bon de prévenir avant de tenir son propre fils au courant. Certes, ils ne s'entendaient pas à merveille, mais Turk était là pour passer les messages importants. Soufflant, Vaan leva les yeux vers le balcon où Darius Lomÿs se préparait à prendre la parole. Le discours vint enfin. Si Chris Bospeyl l'écouta avec attention, les paroles de Lomÿs n'éveillèrent pas grand chose en lui. Certes, Muwvyn avait un bel idéal, mais ce qu'il demandait était impossible. Car la machine était déjà en marche et rien ne pouvait l'arrêter. Chris poussa un long soupir. Il se demandait sincèrement ce que l'avenir leur réservait. Une guerre ? C'était malheureusement fort possible.


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Dim 5 Déc - 16:16

"Qui... Oui. Qui sommes-nous? Il y a plus de 120 personnes ici ce soir, des étoiles du cinéma moderne aux hommes politiques les plus en vue, par une foule de différentes personnes. Remarquables. Ou remarquées." Dit une voix.

Anton ne perdit pas une seconde pour lever l'objectif de la caméra vers l'orateur. Il tentait de suivre le regard de leur hôte afin de deviner à qui il s'adressait implicitement, ce qui était une manœuvre peu évidente.
La seconde remarque fit d'avantage réagir la foule. Certains semblaient indignés par le fait que des mutants aient été invités. Et surtout d'ignorer qui. Icare demeura impassible, voire indifférent, songeant qu'il faisait bien de ne généralement pas insister sur le sujet. Le discours de Muwvyn semblait prendre des proportions philosophiques, ce qui était guère surprenant. Sans l'admirer, il respectait un tant soit peu cet homme de prestance. Phénomène rare de la part du canadien. Mais Icare ne se voilait pas la face, ce que s'apprêtait à faire le maitre des lieux n'allait absolument rien changer, si ce n'est faire grimper les auditions. Il avait conscience que lui-même, via son métier et ses plaisanteries, ne changerait rien à la donne, d'ailleurs. Mais ce n'était de toute façon pas ce qu'il recherchait. Il avait d'autres motivations, à la fois plus égoïstes et plus importantes.


"S'il vous plait... Que quelqu'un ait l'idée de se pencher sur les chiffres. Une fois, une seule, il constatera que la présence de mutants sauve des vies, évite des catastrophes, empêche des accidents." Poursuivit-il.

Ses propos semblaient monter en crescendo. On aurait pu s'attendre à ce que Tozier gagne un sourire quelque peu moqueur face à la... candeur du discours mais il n'en fut rien. Il restait de marbre, mais très attentif. La présence du dernier groupe arrivé occupait toujours une part de ses pensées.


"On dira d'eux que ce sont des monstres, des créatures inhumaines. Ho, certains ont de longues dents! Mais moins que certains êtres humains parmi nous ce soir."

Cela paraissait évident. L'Homme naturellement pourri; inutile d'être particulièrement cynique ou misanthrope pour le reconnaitre. Il suffisait d'avoir vécu. Mais de là à faire l'apologie de la mutation, notamment en minimisant le taux de vrais psychopathes; Muwvyn y allait fort. Oh, sans doute en avait-il conscience. Icare lui était de toute façon reconnaissant de l'avoir invité. Il craignait certes, que les gens le croient attaché aux convictions de Lömys. Mais s'il s'attirait des ennemis de la trempe de Conway, il s'en remettrait.
Anton fronça les sourcils lorsqu'il crut percevoir un bref changement d'attitude chez Muwvyn. Et pourtant, il se ressaisit rapidement.
Son regard se fit un rien rieur lorsque Darius évoqua le singe de Death Street, et il se tourna vers Ji. A présent, Muwvyn mâchait aussi peu ses mots que Whar:


"N'écoutez pas ces anti-mutants qui vous disent que la menace mutante peut-être stoppée, n'écoutez pas ces politiciens qui pensent que les mutants sont dangereux. Ne croyez pas votre vieux voisin qui porte un marcel tâché de gras, une bière en poche et qui vous recommande un fusil à pompe contre la 'vermine', n'écoutez pas ces gens qui vous disent que les mutants sont des psychopathes. Pourquoi seraient-ils pire que les êtres humains ?"

Il pouvait tout aussi bien crier haut et fort : "Markum président !" S'il était élu, ils auraient peut-être autant de soucis à se faire que si Conway passait au pouvoir, cela dit. Icare regrettait bien souvent de ne pouvoir voter sur le continent américain, d'autant plus qu'il influençait 'un tout petit peu' le canada.
On ressentait que Muwvyn était un homme sûr de ses convictions, tout en tentant de se dominer afin de mieux partager ses idées. Personnellement, il n'en était pas plus ému que cela...
Enfin vint un passage qui lui plut assez :


"C'est la peur, la peur qui guide les humains, la peur que renforcent les médias, qui perdent leur libre-arbitre pour nourrir le Dieu Argent, ce sont les Politiciens qui vous promettent de remédier au "Problème Mutant". A-t-on jamais vu un politicien tenir ses promesses ?"

Voyant qu'il semblait s'adresser à eux, il répliqua par un signe de tête encourageant. Lömys n'avait probablement jamais été autant dans le vrai. L'orateur termina sur une note plus gaie avant de s'éclipser comme un voleur. Anton haussa les épaules et posa son verre vide, tout en s'éloignant de la caméra. Il lissa sa cravate, songeant que cette soirée lui réservait finalement quelques surprises. Scaramouche, qui s'était montré beaucoup moins réservé et solennel pendant le 'spectacle', déclara alors :

"Bravo ! Bravo ! Quelle verve ! Il y avait là plus de vérité que dans l'ensemble des discours politiques de la campagne présidentielle. Lomÿs présid... Ah non, mince, il est Autrichien."

Icare esquissa un sourire avant de tout de même faire un tour dans la salle. Il n'avait pas spécialement envie de parler, ça non, mais cela ne se faisait pas de rester cloué à la même place pendant des heures, comme un asocial.
Au moment où il aperçut une certaine silhouette, une idée lui vint. Il reçut toutefois un sms de Köinzell :

"Je suis surpris et navré que cela te surprenne. Si tu veux que ton père assiste à tes petits exploits journalistiques, tâche plutôt ne pas avoir constamment l'air d'un bouffon. Tu-sais-qui."

Dire que cette réponse lui déplut serait un euphémisme. Il esquissa pourtant un nouveau sourire, en rangeant son téléphone. Il avait probablement décelé de l'énervement dans le message expéditif; ce qui était le but recherché.
Il attendit que Vaan s'écarte avant d'aller de l'avant.


Bonsoir. Salua-t-il le groupe qui comportait une ravissante créature à la peau dorée.

Beau discours, n'est-ce-pas ? Dit-il à Neytiri.

Après tout, comme le disait si bien Henry David Thoreau; 'il n'y a qu'un remède à l'amour : aimer davantage.' Insista-t-il, avec une fausse gravité.

Je n'ai pas le plaisir de vous connaitre, quel est votre nom ? Poursuivit-il.

Il portait peu d'attention aux autres, ce qui en disait peut-être beaucoup sur ses intentions. Il ne cherchait de toute façon pas à être particulièrement subtile.


Il fait chaud, non ? Et c'est bruyant. Cela vous dirait de monter, histoire de... de discuter en toute intimité ? Conclut-il, sur un ton qui se voulait charmeur.

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MessageSujet: Re: Salle de Réception Dim 5 Déc - 20:01

Depuis un bon quart d'heure, Neytiri avait l'esprit ailleurs, à mille lieues de la salle de réception et des discussions stériles qui s'y déroulaient. Ne se sentant guère concernée par les retrouvailles des Bospeyl, elle ne leur prêta qu'une attention modérée. Mais ce n'était rien à côté de l'intérêt qu'elle porta au show médiatique du trio Whar/Tozier/Cavalier. Ceux-là, elle ne chercha même pas à faire semblant de les écouter. Ainsi, si la plupart des convives étaient tournés vers les journalistes, Sheva observait fixement dans la direction opposée. Muwvyn discutait toujours avec l'afro-américain qui l'avait devancée dans sa tentative d'approche. Pensive, Neytiri réfléchissait au meilleur moyen d'aborder Darius Lomÿs. Le descendant de la dynastie des Muwvyn devait à coup sûr avoir des aprioris sur les Similis. Aussi, le convaincre de sa sincérité ne serait pas une mince affaire. Il lui fallait pourtant tenter le coup. Car si Adel parvenait à ramener Ultimecia, un voile de ténèbres recouvrirait définitivement le monde. Le calme se fit dans la salle de réception alors que le CXVIIème Muwvyn se présentait au balcon, fin prêt pour son discours.

"Qui... Oui. Qui sommes-nous?" Interpella-t-il l'assemblée. "Il y a plus de 120 personnes ici ce soir, des étoiles du cinéma moderne aux hommes politiques les plus en vue, par une foule de différentes personnes. Remarquables. Ou remarquées."

Des gens connus pour diverses raisons, des célébrités éphémères dans un monde à l'agonie. Toutes ces personnes n'intéressaient par Sheva. Il n'y avait en fait que peu d'êtres humains ; ou mutants ; dignes d'intérêt dans cette vaste salle. Muwvyn en faisait partie, Adel aussi dans un tout autre registre.

"Ne nous voilons pas la face. Des êtres humains sont présents ce soir, des mutants également." Poursuivit Muwvyn, sur un ton placide. "Mais au fond... Qui sait? Qui sait pourquoi ils existent? Pourquoi nous-même existons?"

Des murmures s'élevèrent dans la salle, signe démonstratif que des anti-mutants étaient présents et qu'ils n'appréciaient guère d'être mélangés avec l'engeance démoniaque qui s'était répandue telle une traînée de poudre à New York, comme dans toutes les villes du monde : les mutants. Un sujet délicat et pourtant vieux comme le monde. Le plus ancien d'entre-eux avait plus de 5000 ans et il vivait encore, son esprit ayant réussi à traverser les âges par un odieux procédé. Mais le Phénix, aussi puissant était-il, n'était pas la seule menace antique, ni la plus terrible. Car si son esprit était immortel, ses hôtes pouvaient être vaincus. Tuer un Externel, que ce soit Apocalypse, Scaevola ou même Adel, constituait un tout autre challenge. Et Neytiri espérait que le CXVIIème en avait bien conscience.

"Aujourd'hui, plus que jamais, la Grosse Pomme attire les mutants. Nous avons le plus haut taux d'évènements étranges, d'accidents, et de morts horribles." Continua Lomÿs. "S'il vous plait... Que quelqu'un ait l'idée de se pencher sur les chiffres. Une fois, une seule, il constatera que la présence de mutants sauve des vies, évite des catastrophes, empêche des accidents."

Sheva n'était pas sûre que rappeler la situation désastreuse dans laquelle se trouvait New York soit un avantage à mettre en avant pour promouvoir les bienfaits de la présence des mutants. Oui, les mutants étaient capables du meilleur, mais aussi du pire. Neytiri avait d'ailleurs vu à l'œuvre certains des plus dangereux. Akhad, Xemnas, Magnéto ou Squall pour ne citer qu'eux.

"On dira d'eux que ce sont des monstres, des créatures inhumaines. Ho, certains ont de longues dents! Mais moins que certains êtres humains parmi nous ce soir." Lâcha Muwvyn, sur un ton plus incisif.

Les mutants étaient des monstres par nature dans la mesure où c'était leur inhumanité qui suscitait l'horreur des êtres humains ordinaires. La réciproque était vraie également. Neytiri ne comprenait pas l'attachement des hommes à certains mots. D'un point de vue purement biologique, Sheva n'était pas humaine. Se voyait-elle pour autant comme un monstre de foire ? Considérait-elle n'avoir rien en commun avec les autres créatures mortelles qui peuplaient cette planète ? Non, bien sûr que non. Elle était même bien plus humaine que certains êtres venus au monde naturellement.


"Homo sapiens sapiens, Homo superior. Rien ne distingue la plupart d'entre-nous." Ajouta Muwvyn, avant de donner plusieurs exemples d'exploits pouvant être réalisés par des mutants. "Ne prenez pas ceci pour un sermon. Je laisse cela aux philosophes et aux théologiens. Mais nous vivons dans la ville où prend vie le changement, c'est d'ici qu'arrivent les évolutions que subit le monde. Ici que se retrouvent les personnalités qui influencent la marche du monde, dont vous faites partie. Ici que les choses changent, ici qu'elles doivent continuer à changer."

Sur ce point-là, Sheva était parfaitement d'accord. L'avenir du monde allait se jouer ici, à New York. Elle en était convaincue. Peut-être pas pour les mêmes raisons que Darius, mais elle le savait, le sentait. Après un temps d'arrêt, le CXVIIème reprit : "Si je vous parle de ceci, c'est que New York est à la base du mouvement du monde. Ne nous faisons pas d'illusions, il n'y a aucun endroit sur terre où on ressente plus fort l'arrivée du changement. Tout à fait normal, puisque c'est ici qu'il commence."

"Les évènements étranges se multiplient, des évènements qui nous blessent, dans lesquels nous voyons mourir nos proches et souffrir nos familles. Beaucoup n'ont pas manqué le Singe Géant qui a dévasté Death Street cette après-midi. Cet état de fait est notre faute à tous, notre responsabilité. Et si je vous parle de tout ça, c'est que notre pays n'est pas prêt à revivre une guerre. Il a fallu la guerre de Sécession pour mettre fin à un conflit racial, ça ne peut pas être la même chose ici." Dit-il, d'une voix vibrante. "N'écoutez pas ces anti-mutants qui vous disent que la menace mutante peut-être stoppée, n'écoutez pas ces politiciens qui pensent que les mutants sont dangereux. Ne croyez pas votre vieux voisin qui porte un marcel tâché de gras, une bière en poche et qui vous recommande un fusil à pompe contre la 'vermine', n'écoutez pas ces gens qui vous disent que les mutants sont des psychopathes. Pourquoi seraient-ils pire que les êtres humains ?"

Sheva afficha une moue. Les mutants étaient pires que les humains dans la mesure où leur cruauté pouvait être à la hauteur de leur potentiel de destruction. Un être humain ordinaire ne pouvait pas déplacer une ville rien que par la pensée, ou désintégrer un homme par un simple claquement de doigt. Les mutants, eux, le pouvaient. La comparaison n'était pas aussi triviale que Lomÿs le prétendait. Il négligeait délibérément des paramètres importants.

"Une guerre contre les mutants serait une condamnation à mort pour les êtres humains qui y seraient impliqués. Mais ce n'est pas par la peur que cette action doit être refusée, ou rejetée, c'est par esprit de tolérance, de confiance ou d'amitié. Et surtout en pensant que 95% des mutants sont de bonnes personnes, et que les 5% restants pourraient facilement tomber sous le contrôle de leurs semblables si l'état œuvrait en ce sens. Si les politiciens voulaient bien l'entendre, le monde mutant serait régis par les mêmes règles établies pour les êtres humains." Insista Muwvyn, sur un ton vivace et enflammé.

Sauf qu'il n'était pas aussi aisé qu'il le disait de faire entendre raison à des mutants de classe 4. Une fois encore, Lomÿs faisait un amalgame facile mais erroné. Certains mutants ne pouvaient être contrôlés ou muselés.


"Si je vous raconte cela, c'est pour inciter chacun d'entre-nous à plus d'ouverture d'esprit, plus d'amitié envers ses semblables, car il y a vraiment de bons mutants, qui travaillent à une entente solide, et que le temps est venu de se dire que l'avenir sera sombre et tâché de sang si nous choisissons le mauvais chemin." Leur avoua ensuite Muwvyn. "C'est la peur, la peur qui guide les humains, la peur que renforcent les médias, qui perdent leur libre-arbitre pour nourrir le Dieu Argent, ce sont les Politiciens qui vous promettent de remédier au "Problème Mutant". A-t-on jamais vu un politicien tenir ses promesses ?"

Les politiciens... Une caste à part qui écœurait particulièrement Neytiri. La plupart ne lui inspirait que du mépris.

"Le Monde change, les êtres humains cherchent à faire tourner la terre plus vite que prévu, c'est une course égoïste et funeste. Ils craignent ce qui peut menacer leur confort et leur sécurité, rejettent ce qu'ils ne comprennent pas, méprisent les bienfaits qu'ils pourraient y gagner. Ce n'est pas, et ce ne sera jamais la solution... Tendez la main. Avant qu'il ne soit trop tard." Déclara enfin Muwvyn, avant de conclure : "Pour terminer ! Cette soirée est la vôtre, l'occasion de découvrir les rouages les plus éminents de cette ville, l'occasion de se tourner vers ses semblables et de se vider l'esprit. Les Acteurs de demain sont parmi nous, pour le meilleur et pour le pire. Profitez, amusez-vous ! Santé, et bonne soirée à chacun d'entre-vous. Je vous rejoindrais un peu plus tard."

Lorsqu'il eut fini de parler, Sheva posa un instant son verre sur un coin de table pour applaudir Darius. Bien qu'imparfait, le discours recelait de bonnes intentions et le message, simpliste il est vrai, venait toutefois du fond du cœur. Cet appel à la tolérance allait-il être reçu par la masse ? Neytiri n'entretenait que peu d'espoir à ce sujet. Reprenant sa coupe de champagne en main, elle regarda Chris s'éloigner pour aller chercher de quoi grignoter. Un homme, d'aspect plutôt quelconque, en profita pour l'aborder.

"Beau discours, n'est-ce-pas ?" Lui demanda-t-il, après avoir vaguement salué le groupe.


Oui, il s'en est très bien sorti, d'autant plus qu'au vu du sujet abordé, trouver les mots justes n'était pas évident, répondit-elle.

"Après tout, comme le disait si bien Henry David Thoreau ; il n'y a qu'un remède à l'amour : aimer davantage." Insista Icare, avec un petit sourire.

Neytiri esquissa à son tour un sourire. Cherchait-il à l'impressionner en citant un auteur célèbre ? Si c'était le cas, il n'avait que peu d'espoir d'arriver à ses fins avec elle. Sheva trouvait en effet la manœuvre plus que surfaite. La belle bleue tâcha toutefois de se remémorer ses propres lectures pour trouver quelque chose d'adéquat à lui rétorquer :
Malheureusement, nous avons juste assez de religion pour nous haïr, mais pas assez pour nous aimer les uns les autres.

Était-ce une manière de lui faire comprendre qu'il valait mieux qu'il tente sa chance, aussi vaine fut-elle, avec ses propres mots ? Possible.

"Je n'ai pas le plaisir de vous connaitre, quel est votre nom ?" Lui demanda-t-il après ça.


Sheva Alomar, c'est ainsi que l'on me nomme, se présenta-t-elle, d'une bien étrange façon il est vrai. Quant à vous, je dirais qu'à votre voix, vous faîtes partie de ces agitateurs qui ont malmené la salle avant le discours de M. Lomÿs. Je dois toutefois vous avouer que je n'en sais guère plus à votre sujet. Vous êtes connu, je suppose ?

Le ton était un peu mutin. Neytiri s'amusait gentiment à ses dépens. Icare n'était pas repoussant, mais elle le trouvait un peu culotté de la draguer ouvertement alors que son compagnon venait juste de la quitter. Et qu'il ne prétende pas le contraire ! Ses intentions sautaient littéralement aux yeux^^ D'ailleurs, Icare ne les cacha pas plus longtemps.

"Il fait chaud, non ? Et c'est bruyant. Cela vous dirait de monter, histoire de... de discuter en toute intimité ?" Lui proposa-t-il.

Il était difficile de faire plus explicite. Esquissant un sourire charmeur, Sheva fit un pas dans sa direction et posa sa main libre ; celle qui ne tenait pas sa coupe de champagne ; sur la joue du chroniqueur.


Comment pourrais-je résister à un homme débordant à la fois de charme et de talent ? Déclara-t-elle, féline, en jouant discrètement avec la boucle de ceinture qui retenait le pantalon de Tozier. Vous devez avoir l'habitude d'avoir toutes les femmes à vos pieds... C'est affligeant. Trancha-t-elle, subitement plus froide, avant de vider le contenu de sa coupe de champagne sur l'entrejambe de son interlocuteur. Je vous souhaite de passer une bonne soirée. Conclut-elle, avant de filer rejoindre Chris.

Ce Dom Juan du dimanche lui avait fait perdre la trace de Muwvyn. Ma foi, elle aurait bien l'occasion d'aborder le CXVIIème durant la soirée. Et en attendant, elle pouvait essayer de s'amuser un peu. Vaan était généralement doué pour la distraire. Elle commençait même à apprécier sincèrement sa compagnie, ce qui n'était pas peu dire la connaissant. Lorsqu'elle passa à côté d'Adel et de Circé, Neytiri inclina légèrement la tête. Depuis quelques temps, elle jouait à un jeu dangereux avec Marcus et elle se demandait si ce dernier ne se doutait pas de quelque chose. Enfin, elle verrait cela en temps voulu, plus tard que plus tôt, espérait-elle.


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Vash

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MessageSujet: Re: Salle de Réception Mar 7 Déc - 10:30

Vash s'ennuyait fermement. Il était adossé contre le mur du fond, les bras en croix. Il avait l'air tellement avenant que personne ne se risquât à le saluer. Difficile de dire ceux qu'il toisait le plus du regard; les inconnus ou ses relations. Ce Bal était définitivement une perte de temps.
Lorsque deux ou trois guignols vinrent se faire remarquer, il souffla en levant les yeux au ciel. Pitié... Il tenta tant bien que mal de ne pas les écouter mais leur voix n'en demeuraient pas moins extrêmement irritantes.
Suite au numéro des quelques zigotos, certaines figures "capitales" de New York ne manquèrent pas de s'indigner. De plus en plus palpitant, vraiment...
Il crut entendre parler d'un homme aux allures de prêtre, fraichement arrivé.

"Derrière lui, la Veuve Thorne, épouse de feu Hadrien Edward Thorne, mort récemment. Visiblement, la fortune du Casino Horizon fait son bonheur puisqu'elle se trouve maintenant en compagnie du Docteur Howard Winter, frère jumeau du gastronome et honorable sérial-killer, assassin de drogués, de dérangés mentaux, un nettoyeur, on devrait lui remettre une clé de la ville." Dit-on.

Il décroisa les bras et commença à avancer. Il était difficile d'être déçu ou choqué même par ce genre de propos, lorsque l'on mettait déjà leur auteur plus bas que terre. Il pourrait au moins rejoindre les Templiers, faire ce qu'il devait et puis se tailler.
Il s'apprêtait à les rejoindre lorsque le discours de Darius Lömys débuta. Clayton l'écouta très attentivement, ce qui ne l'empêchât pas de le trouver affreusement naïf...


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Mar 7 Déc - 10:49

- Yo, Matt ! Ça roule, mon pote ? avait commencé par le saluer son cousin.

S'ils ne se voyaient pas souvent, Lancelot l'aimait bien. En apprenant le nom du nouveau membre de la famille, un homonyme, en fait, Chris s'exclama :


- Un autre Bospeyl ! Voilà qui mérite de porter un toast ! A une famille pleine de surprises !

Et il vida son verre d'un trait, sous l'œil amusé de son jeune cousin. Mais c'était surtout ce que l'oncle allait dire qu'il attendait :

- Un coup de main, Matthew ? C'est certain. Il n'est pas forcément le seul d'ailleurs.

Ah, le tonton et ses répliques. Sûr que Samuel allait avoir du mal, là. Bienvenue dans la famille !

- Samuel Bospeyl donc. Notre famille a l'air compliquée, n'est-ce-pas ? Tu es le petit-fils de Walter, le frère de mon père. Ton paternel est le dernier membre vivant de cette branche de la famille, son frère Joey est mort hier d'un cancer du poumon.

Matthew fronça les sourcils. Pas à toutes les informations, non, il avait su que Wade pourrait les donner, mais plutôt en apprenant la mort de Joey. Un cancer du poumon ? C'était assez brutal, comme annonce.

- Une maladie foudroyante. On n'a rien vu venir. nota d'ailleurs Vaan visiblement aussi surpris que lui.

A ce moment, Matthew remarqua, à l'entrée, une silhouette familière : sa mère. Elle était venue seule. Wade, lui, poursuivait :


- Antoine aurait dû être ici ce soir, mais le SHIELD a retenu une partie de ses gradés pour Death Street.

- Merci monsieur.

Matthew jeta un regard au balcon. Lomÿs venait d'apparaître. Il fit un petit signe à sa mère, qui le rejoignit, et ils restèrent en retrait du groupe, le temps du discours. Les réactions furent diverses à mesure que Muwvyn parlait, défendant la cause des Mutants. Lorsqu'il eut terminé, il se retira, laissant l'assistance réagir à chaud. Numbler, lui, avait l'air de vouloir aller faire un tour, en compagnie de Murmure.

- A plus tard Matt, et merci pour tout.

"A ton service, Sam !" répondit Matthew.

Diane salua ensuite son beau-frère, puis Chris et les dames qui les accompagnaient, avant de répondre aux questions de son fils. Pourquoi Hasnox n'était-il pas présent ?


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MessageSujet: Re: Salle de Réception Mar 7 Déc - 10:57

<=Fondation Akatsuki

Axel, diablement en retard, rejoignit l'entrée du manoir tout en lissant sa cravate. Il eut la chance de ne pas croiser un certain Wotton, lequel quittait les jardins avec ses compagnons.
Il tenta une entrée discrète, malheureusement, la porte massive grinça d'autant plus dans le silence omniprésent. Pourquoi si peu de bruit ? La salle était effectivement bien plus remplie que lorsqu'il l'avait quittée. Elle était moins gaie d'ailleurs, sans la présence de la robe... étonnante de Fran.
Il obtint rapidement une réponse à sa question car Darius Lömys discourait. Faisant mine de rien, il prêta tout de suite une oreille attentive au discours.


"Le Monde change, les êtres humains cherchent à faire tourner la terre plus vite que prévu, c'est une course égoïste et funeste. Ils craignent ce qui peut menacer leur confort et leur sécurité, rejettent ce qu'ils ne comprennent pas, méprisent les bienfaits qu'ils pourraient y gagner. Ce n'est pas, et ce ne sera jamais la solution... Tendez la main. Avant qu'il ne soit trop tard." Disait-il.

Il arqua un sourcil. Il était particulièrement difficile de se forger un avis avec si peu d'éléments. C'est qu'il avait eu affaire ailleurs. De toute façon, la perspective de discuter en privé avec Muwvyn l'enthousiasmait plus. Ce soir n'était peut-être pas le bon, réflexion faite.


"Pour terminer ! Cette soirée est la vôtre, l'occasion de découvrir les rouages les plus éminents de cette ville, l'occasion de se tourner vers ses semblables et de se vider l'esprit. Les Acteurs de demain sont parmi nous, pour le meilleur et pour le pire. Profitez, amusez-vous ! Santé, et bonne soirée à chacun d'entre-vous. Je vous rejoindrais un peu plus tard." Conclut-il.

Bien; et maintenant ? Axel se sentait étrangement seul et pris au dépourvu. Il y avait d'ailleurs un peu trop de gens hostiles présents à son goût. Pour ne citer que lui; Adel. Il se fit donc plus discret qu'à son arrivée et tenta de passer le temps. Bien qu'en soi, une soirée à ne rien faire n'était pas réellement un supplice.
Il s'approcha du buffet pour voir ce qu'il y avait d'intéressant à boire ou manger lorsqu'il croisa un homme avec une tâche compromettante au niveau de l'entre-jambe.


Ce sont des choses qui arrivent. Ceci dit, cela tombe plutôt mal dans une salle bondée par les personnalités les plus influentes de la ville. En plus, il y a des caméras. Commenta-t-il, compatissant.

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MessageSujet: Re: Salle de Réception Mar 7 Déc - 11:03

L'ambassadeur Russe commençait à s'ennuyer lorsque la crème des humoristes de la ville, et peut-être plus, fit son entrée. Il ne peut retenir un sourire amusé lorsque leur cible fut Conway. Ce dernier sembla prendre sur lui au début, malgré les attaques gratuites. S'il n'était pas la seule cible, il avait la particularité d'être le futur Président des Etats-Unis. D'ailleurs, lui et un autre homme, Linderman, imité par l'un des deux comiques, finirent par intervenir, sans grand succès. Un troisième larron s'était joint au duo, et le nouveau trio s'en donnait à coeur joie. Un jeune officier et sa cavalière avait rejoint le petit groupe, et ils furent salués, bien entendu. Et puis vint enfin le discours.

Joseph garda le silence du début à la fin, ainsi qu'une expression neutre. Lomÿs était donc un grand idéaliste, presque un rêveur. Le monde ne changerait pas du jour au lendemain en acceptant les Mutants. Non, il faudrait s'imposer. Et c'est exactement ce qu'Oleg avait l'intention de faire dans son pays. Lorsque le monologue de l'Autrichien toucha à sa fin, il se retira, laissant là ses invités, encore une fois. Joseph arrêta un maître d'hôtel qui passait par là. Il était temps de passer aux choses sérieuses.


- Apportez-moi deux vodkas. demanda-t-il.

Le Champagne ça allait bien un temps, mais il fallait bien revenir aux origines à un moment.



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