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Abords de l'Eglise [Extérieur]

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"Pas de destin
mais ce que nous faisons."
Ceres
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Véritable identité : Jordan Cox
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MessageSujet: Abords de l'Eglise [Extérieur] Mer 11 Avr - 21:22

¤¤¤ Premier message post-ellipse ¤¤¤


En peu de temps, Ceres avait tout perdu. Entre les activités incessantes de son père, qui faisaient qu'elle le voyait peu, et de façon surprenante, et la mauvaise relation qu'elle entretenait avec son ancien mari depuis le divorce, elle n'avait déjà pas été gâtée par son entourage. Mais ça avait empiré... D'abord, son compagnon, Kendrich Greene, qui s'était avéré être un traître dans l'organisation pour laquelle il travaillait, avait péri dans ce qui avait été décrit comme un attentat au gaz... mais venant d'une Mutante. D'ailleurs, Mr. Mime avait tué plusieurs personnes, dont Christopher Bospeyl, avant de mourir... Jordan avait donc appris le décès de son compagnon, mais aussi qu'il était une ordure et un meurtrier.

Il lui avait fallu du temps pour encaisser la nouvelle. Même après les obsèques. Perry n'avait pas fait le déplacement, bien sûr. Mais même Richard, son père, n'était pas venu ! Heureusement, elle avait son fils. Son seul lien solide avec la réalité. Même Kayley avait mystérieusement disparu sans laisser de trace. Et puis, Ceres avait totalement perdu pied lorsqu'elle avait appris qu'on lui avait aussi arraché Eben. Lui qui avait passé quelques semaines à l'hôpital, à se remettre de son agression, son état avait empiré, et on l'avait plongé dans le coma par précaution. Mais son pronostic vital n'était pas engagé. Il s'en sortirait. Il s'en serait sorti. S'il n'avait pas été assassiné !

Après ce second enterrement en peu de temps, Jordan s'était enfermée chez elle, avec l'intention de ne plus jamais en sortir. On lui avait arraché des parties d'elle, de son âme, et elle ne s'en remettrait jamais. Elle avait perdu toute notion du temps, s'endormait, se réveillait en sursaut. Et puis, un jour, elle décida qu'il était temps d'aller prendre l'air. Son pouvoir nécessitait qu'elle renoue avec la nature. Tel un zombie, elle s'était lavée, habillée, et s'était retrouvée devant son immeuble. Et elle avait marché, marché, marché, sans but, traversant plusieurs parcs, respirant à pleins poumons, retrouvant le sourire.

Et puis, elle s'arrêta devant une église, dont l'aspect extérieur paraissait plutôt... peu engageant. Et elle quitta ses rêveries pour se rendre compte qu'elle était égarée. Et le désespoir la submergea. Juste devant les marches, un arbre était planté dans une sorte de bac de pierre, et elle s'assit sur le rebord. Immédiatement, les feuilles de l'arbre se flétrirent et tombèrent, alors qu'elle enfouissait son visage dans ses mains. Que pouvait-elle faire ? Errer sans but ? Encore et encore ? Cela ne lui rendrait pas ceux qu'elle avait perdus.

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Seaworth
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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Jeu 12 Avr - 16:29

Davos errait d'un point de l'église à l'autre ; non pas parce qu'il s'ennuyait, ou n'avait rien à faire, mais parce qu'il était préoccupé. A vrai dire, si sa loyauté envers Stannis ne flanchait pas, et qu'il croyait que les Initiés agiraient au mieux, avec le temps, il commençait à voir certains aspects du groupuscule d'un fort mauvais œil. Il avait cru qu'Ouranos n'était pas si sage que cela, tout conseiller précieux qu'il était pour Zexion, tant il avait consacré de temps à poursuivre une chimère, une relique du passé qui avait peu de chances d'exister. Il s'était avéré que l'objet était réel, lorsque Ouranos l'avait trouvé. En somme, Seaworth avait une fois encore bien fait de garder ses méfiances et ses réserves pour lui. Le fait est que cela ne l'empêchait pas de déprécier le principe de fusion. Ouranos y voyait sans doute des êtres purifiés par le Dieu du Feu, ou je ne sais quoi, et Stannis des alliés fidèles, puissants... Mais était-ce vraiment... Juste ? Pouvait-on ainsi manipuler l'esprit humain, la nature, sans qu'il n'y ait jamais aucune répercussion ? Qui plus est, s'il ne connaissait pour l'instant qu'un être "marié" ou "fusionné", Davos n'était pas sans avoir trouvé Ionysos passablement instable. Bref, comme toujours, il était perplexe, sceptique, peu convaincu et suspicieux ; cela même si ledit Ionysos avait fait des merveilles avec l'église du Crépuscule.
Que faisait actuellement sa fille, Floria ? Il n'en avait proprement aucune idée. Mais il savait que Stannis avait des projets pour elle. Il espérait simplement que ça ne serait pas trop dangereux. Quant à Zexion, il était plus songeur et impénétrable que jamais. Se pourrait-il que la sorcière rouge l'influençât de nouveau avec puissance, avant même qu'il ne l'ait libérée ? Secrètement, Davos espérait que cette mission ne soit jamais menée à bien. Il avait ni plus ni moins une sainte horreur de Melisandre. Or, quand elle serait de retour, Stannis écouterait moins Ouranos, pour se plier à la moindre des volontés d'Arya. Et Davos serait tout à fait impuissant. Comment pourrait-il lui ouvrir les yeux ? Arya avait provoqué bien des malheurs à Stannis, dont son exil de Castral Roc. Si Seaworth ne regrettait pas la compagnie des Lannister, il n'osait imaginer ce que pouvait provoquer Arya d'autre. Et puis, elle le mettait mal à l'aise dès lors qu'elle était présente. Pourtant, il ne l'avait jamais vue que dans un cachot... Elle était toujours là, à glisser derrière vous et à vous murmurer des choses à l'oreille. Elle était rouge et terrible... Et rouge.
Il était sorti de l'église lorsque son regard s'arrêta sur une femme, assise un peu plus loin. Surprenant, ils n'avaient pas souvent de la visite. Cependant, elle ne devait pas être animée de mauvaises intentions, sinon... L'église l'aurait su. Une âme égarée ? Formidable, songea-t-il, non sans ironie. "Mais c'est la force de ceux qui n'en ont plus, c'est l'espoir de ceux qui ne croient plus, c'est le sublime courage des vaincus !" disait-on des Initiés. Cela dit, Davos ne songeait pas une seconde à l'endoctriner. Il ignorait tout d'elle et il n'était pas un profiteur. Il voyait simplement qu'elle semblait avoir besoin d'aide ; aussi, il s'approcha.
Il était vêtu simplement, son regard bleu était des plus perçant, bien qu'il ne cherchait ni à la cerner, ni à la mettre mal à l'aise. Ses mains étaient gantées, pour camoufler un tant soit peu sa mutilation. Il avait remarqué, bien sûr, que l'arbre avait "partagé" le désespoir et l’affliction de l'inconnue, mais il fit comme si ce n'était pas le cas. Il tâcha même de lui adresser un léger sourire.


Il ne devrait pas être permis d'être seule lorsque l'on est si malheureuse. A moins que ça n'en soit la raison, tenta-t-il de l'aborder.

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Ceres
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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Jeu 12 Avr - 19:45

Jordan tentait de faire le vide dans son esprit. Aucune larme ne coulait. Elle ne devait de toute façon plus en avoir une seule dans le corps après les derniers mois. Et puis, elle perçut des pas sur le pavé. Quelqu'un s'approchait. Un importun ? Sa première pensée ne fut pas très agréable, et elle ne se retint que de justesse d'envoyer cet individu promener, qu'il la laisse seule. Mais elle resta silencieuse, sans pour autant lever la tête. Peut-être ne faisait-il que passer, mais elle en doutait, puisque l'endroit paraissait plutôt désert. Et puis, une voix masculine s'éleva près d'elle.

- Il ne devrait pas être permis d'être seule lorsque l'on est si malheureuse. A moins que ça n'en soit la raison.

Il dut se passer quelques secondes avant qu'elle finisse par baisser les mains, révélant son regard bleu mais absent. Elle le posa sur l'homme qui se tenait devant elle, et qui tâchait d'afficher un petit sourire rassurant. Au moins put-elle sentir qu'il n'avait aucune mauvaise intention. Peut-être se trompait-elle, mais elle sentait qu'elle pourrait lui faire confiance... Elle se redressa, les mains sur les genoux et secoua la tête comme pour se rafraîchir les idées. Et c'est là qu'elle vit autour d'elle les feuilles mortes, qui n'y étaient pas à son arrivée. Ses yeux détaillèrent l'arbre, et elle fut forcée de constater que c'était bien elle qui avait influencé le dépérissement du végétal.

Avec un soupir, elle tourna de nouveau la tête vers l'homme. Lui répondre était la moindre des politesses, mais que dire ? Il n'avait pas posé de question. Il n'avait fait que constater son état. Et émettre une supposition. Elle fut un moment tentée de se livrer, de vider son sac sans attendre, mais il était trop tôt, et lui avait probablement d'autres choses à faire... mais s'il était là...


"La solitude est une fatalité à laquelle mon malheur m'a condamnée." rétorqua-t-elle finalement, sur un ton las.

Elle se décala légèrement sur son siège de fortune, comme pour inviter son interlocuteur à prendre place près d'elle. A la réflexion, de la compagnie lui ferait le plus grand bien. Et le regard, ses yeux bleus, de cet homme, dégageait quelque chose... qu'elle n'aurait su décrire. Elle reprit, son propre regard se fixant au loin :


"J'ai erré jusqu'ici comme dans le brouillard, et je cherche désespérément la lumière qui me guidera vers le bout du tunnel... J'ai tant besoin de retrouver une raison de vivre..."

Au dernier mot, sa voix se brisa, et les larmes se mirent à couler. Mais elle se reprit immédiatement, balayant ses joues du revers de la main. Elle ne craquerait plus. Devant un étranger, qui plus est. Jordan respira profondément, les yeux fermés, pour se détendre, faire à nouveau le vide, et elle en oublia presque qu'elle n'était pas seule...

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Seaworth
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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Ven 27 Avr - 14:13

La femme qu'il avait abordé fut relativement longue à réagir. Il s'arma néanmoins de patience. Il n'avait après tout que trop l'habitude d'attendre sagement que l'humeur de certaines personnes se dissipe ou de respecter le silence souhaité. En revanche, Davos devait admettre qu'il lui était moins coutumier de demander ouvertement aux gens ce qui n'allait pas, dans le seul but de les aider. Non pas qu'il soit misanthrope, mais son entourage immédiat ne tolèrerait sans doute pas ses élans d'altruisme et les qualifierait même de suspicieux... Bref, il était là, et il était prêt à entendre ce qu'elle avait à dire, même si elle allait très probablement lui demander de foutre le camp. Il avait après tout un certain nombre de personnes à rencontrer, ou de choses à faire, pour Stannis. Ils les avaient récapitulées ce matin-même :

Arya, disait Davos.

"La prêtresse rouge", acquiesçait Stannis.

Ascheriit.

"Le Seigneur des Ténèbres..."

Xehanort.

"Le trou du cul."

On faisait difficilement plus concis. Outre le fait qu'il rechignait à l'idée qu'Arya soit sur le point d'être délivrée, la seule chose qui troublait réellement Davos demeurait encore le fait que Stannis lui ait imposé de rencontrer Ascheriit en personne, et lui ait donné les moyens pour. Zexion s'était personnellement occupé de Thanatos et Théoden. Que ne récidivait-il pas la chose lui-même ? Soucieux pour sa survie, Davos l'était relativement. Aussi accueillait-il chaque instant avec joie, même quand il était question -ma foi- de rassurer une parfaite inconnue aux abords de l'église du Crépuscule. Elle s'était redressée et avait posé un regard singulier sur lui :


"La solitude est une fatalité à laquelle mon malheur m'a condamnée." confirma-t-elle.

Seaworth conserva un air interdit. Il ne voyait pour l'instant pas quoi ajouter, de peur de se montrer indiscret, incorrect, ou que sais-je encore. Il avait beau être le "monsieur tact" des Initiés, cela ne signifiait pour autant pas qu'il était le plus diplomate des hommes. Sa franchise et sa sincérité frappantes étaient simplement moins développées que celles de certains membres du groupe.
Il repéra toutefois l'invitation certes implicite qu'elle lui adressa et il s'assit effectivement à ses côtés, conservant une distance respectable afin de ne pas l'induire en erreur sur ses intentions. Il resta ainsi, les mains croisées à proximité des genoux, le regard scrutant l'horizon, l'air songeur mais posé et décontracté. Ses gants étaient taillés sur mesure pour dissimuler sa mutilation, quoique cela ne soit en vérité impossible, et qu'il n'en ait point honte. Les deux individus conservèrent le silence, et d'ailleurs, ils ne se regardaient pas, comme si leurs esprits voguaient à des coins opposés de la galaxie. Malgré tout, ils étaient ensemble.


"J'ai erré jusqu'ici comme dans le brouillard, et je cherche désespérément la lumière qui me guidera vers le bout du tunnel... J'ai tant besoin de retrouver une raison de vivre..." avoua-t-elle alors.

Lorsqu'elle manqua de fondre en larmes, il se tourna à nouveau vers elle, l'air pris au dépourvu. Si elle s'était rattrapée, il n'en demeurait pas moins navré pour elle. Une fois encore, les mots lui manquaient. Davos, tu n'as rien d'un psy, ni d'un chevalier, qu'es-tu venu faire ici ? Il tâcha de se mettre à sa place. Il n'avait jamais atteint un tel degré de désespoir, bien qu'il ait déjà affronté des situations où il aurait accueilli la mort comme une délivrance. Il avait tendance à s'estimer chanceux, bien qu'il ait de plus en plus l'impression que la roue allait très prochainement tourner.


Vous savez comment s'appelle ce bâtiment ? L'église du Crépuscule. Alors, peut-être que le lever du soleil n'est plus très loin, pour vous.

Ses propos n'étaient pas très originaux, mais au moins les disait-il avec franchise et naturel. Heureusement, il ne réalisa pas combien il pouvait avoir l'air d'être le prêtre des lieux. Lui qui était l'Initié qui croyait le moins au "Dieu de Lumière" ; quelle ironie du sort...

Souhaitez-vous en parler ? demanda-t-il, sans la brusquer.

Pardonnez ma distraction, ajouta-t-il vivement. Davos Tosca, se présenta-t-il, en lui tendant la main gauche.

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Ceres
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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Dim 29 Avr - 14:29

L'homme avait accepté l'invitation tacite à prendre place près d'elle. Jordan lui en était reconnaissante. Peu auraient, à moins de vouloir en profiter, daigné s'asseoir aux côtés d'une femme qui respirait le désespoir à ce point-là. Mais lui ne semblait pas motivé par de mauvaises intentions. Et, même si c'était le cas, elle préférait cette compagnie à la solitude qui la suivait depuis des semaines. La voix de l'inconnu s'éleva près d'elle, et elle posa brièvement le regard sur l'église.

- Vous savez comment s'appelle ce bâtiment ? L'église du Crépuscule. Alors, peut-être que le lever du soleil n'est plus très loin, pour vous.

L'église du Crépuscule ? Pour un bâtiment religieux, c'était un nom étrange. Mais était-ce encore réellement la maison de Dieu ? Lui en tout cas n'avait pas l'air d'un représentant religieux. A moins que ça ne soit une autre religion. Le lever du soleil... Si seulement c'était vrai ! Sans considérer qu'elle était absolument prête à tout pour vivre à nouveau, Ceres se sentait néanmoins suffisamment déterminée pour radicalement changer. Certainement le meilleur moyen pour elle de laisser son passé douloureux derrière elle.

- Souhaitez-vous en parler ?

Les yeux de Jordan s'étaient posés au loin, et il revinrent sur l'homme, pour le fixer, comme si elle cherchait à le passer au scanner avant de répondre... Il lui épargna cependant d'hésiter trop longtemps en se présentant, chose à laquelle jusque là elle n'avait pas vraiment prêté attention.

- Pardonnez ma distraction. Davos Tosca.

Davos Tosca. Le nom faisait italien. Le prénom... était original. Ceres nota qu'il tendait non pas, comme l'usage le voulait, sa main droite, mais la gauche. Elle ne montra cependant pas explicitement qu'elle avait remarqué et présenta la même main pour la serrer. Et pour la première fois depuis un moment, elle s'autorisa un petit sourire.

"Jordan Cox."

Puis elle prit une inspiration, son regard ne quittant plus le dénommé Davos. Si elle se livrait un peu, elle préférait le faire en renouant réellement contact avec quelqu'un, sans fuir.

"J'ai perdu mon compagnon... et surtout, mon fils unique, Eben, en peu de temps. Je l'ai élevé presque seule, et il m'a été arraché. Avez-vous des enfants, Davos ?"

Eben. Pas de larmes, non, plus de larmes. Jordan se rendit alors compte qu'un poids qui pesait depuis longtemps sur son cœur était en train de s'alléger. Peut-être avait-elle tort, peut-être le regretterait-elle, mais elle faisait confiance à Davos. En quelque sorte, elle voyait, pour garder l'image, le premier rayon du soleil qui se levait pour elle... Le crépuscule arrivait toujours après le plus noir de la nuit. Et cette nuit avait été noire et pleine de terreurs.

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Seaworth
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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Mer 9 Mai - 16:20

A quoi aspirait véritablement Davos, étant donné qu'il n'était habité par aucune intention perverse, hostile ou intéressée ? Il était on ne peut plus loyal envers Stannis, mais pas au point de lui ramener des vassaux, coûte que coûte. Être Initié avait sa grande part de danger, d'autant plus que les derniers membres du groupe lui semblaient être des plus instables... A vrai dire, il n'aurait probablement jamais présenté sa fille à Zexion, si l'un des deux n'avait pas tant insisté. Le fait est qu'il faisait partie de ces personnes -certes rares- qui agissaient parfois de manière purement spontanée et bienveillante, quoique cela pourrait leur en coûter. Il ne s'en glorifiait pas, d'autant plus que certains allaient jusqu'à le blâmer pour cela. Au fond de lui-même, il savait -de toute façon- qu'il n'était ni blanc, ni noir. Que personne ne s'avise de le pousser jusqu'à ses derniers retranchements.
Il avait osé parler de l'église du crépuscule, sans ironie, en plus. Il se rendit bien compte de l'étrangeté de ses paroles, mais heureusement, Ceres se montra plus intéressée et attentive que méprisante, apeurée, ou que sais-je encore. La jeune femme (certes, elle n'avait vraisemblablement qu'une dizaine d'années de moins que lui, mais un immortel pouvait d'autant moins se fier aux apparences) reporta un regard céruléen sur lui. Davos se sentait de plus en plus troublé par la tristesse qui consumait ce regard, qui eut été probablement magnifique, s'il avait été rieur. Cette hypothèse se confirma lorsqu'elle daigna lui adresser un sourire qui accrut sa beauté. Il le lui rendit un peu et lui serra la main, l'air ni plus ni moins amical.


"Jordan Cox." se présenta-t-elle.

Une pure américaine, n'est-ce pas ? Elle le fixait quoiqu'il en soit avec ardeur et il n'osait rompre l'échange visuel, quoiqu'il en fût tenté. Mais comment pourrait-elle se fier à un homme qui avait le regard fuyant ? Lui-même en était incapable.


"J'ai perdu mon compagnon... et surtout, mon fils unique, Eben, en peu de temps. Je l'ai élevé presque seule, et il m'a été arraché. Avez-vous des enfants, Davos ?" avoua-t-elle, les yeux secs, tout à coup.

Il s'accorda quelques secondes pour réaliser ce qu'elle venait de lui apprendre. Tous les regrets et condoléances du monde, surtout venant d'un inconnu, ne sauraient amoindrir la peine de Jordan, il en avait conscience, et cependant, parler semblait lui faire du bien. Il se contenta d'afficher la plus sincère des compassions.


Eh bien, j'ai une fille, répondit-il finalement, tâchant de conserver un air un tant soit peu rassurant et décontracté.

Une fille unique. Nous n'avons longtemps pu compter que l'un sur l'autre, et c'est toujours mon cas, bien que je doute que ça soit réciproque, ironisa-t-il, sans rancune néanmoins.

Il s'arrêta un instant, comme si de pesantes et obscures pensées s'étaient infiltrées dans son esprit. La mère de Floria... Il chassa ses idées noires. Il n'était pas temps de se laisser happer par la haine et la rancœur, même si... Cette femme n'avait jamais été autant d'actualité. Il reprit, comme si rien n'était :


Je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait si je venais à la perdre... Je suis navré pour vous, admit-il, pour en revenir à Ceres.

Il posa une nouvelle fois son regard perçant dans celui de Jordan.


Que lui est-il arrivé ? se permit-il de demander.

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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Jeu 10 Mai - 10:26

Les deux interlocuteurs se regardèrent un instant, ni l'un ni l'autre ne détournant le regard. Et face aux yeux pleins de tristesse de Ceres, il y avait ceux de Davos, dans lesquels on pouvait lire à quel point il était désolé. Il ne formula pas de condoléances, nul besoin, de telles paroles étaient de toute manière bien dérisoires, mais rien que l'expression suffisait à Jordan. Il finit par répondre, après quelques instants de silence.

- Eh bien, j'ai une fille. Une fille unique. Nous n'avons longtemps pu compter que l'un sur l'autre, et c'est toujours mon cas, bien que je doute que ça soit réciproque.

Une fille unique. Tout comme elle, il n'avait eu qu'un seul enfant. En avoir plus d'un n'aurait certainement pas atténué la douleur d'une mère, mais c'était de tout de même quelqu'un à qui se raccrocher, quelqu'un pour qui se battre. Ceres n'avait plus personne pour qui se battre. Sa raison de vivre, de se lever le matin, elle n'en avait plus. Elle l'avait perdue quand on lui avait annoncé l'horrible nouvelle. Davos confirma d'ailleurs ce sentiment qu'un parent ne devrait avoir à éprouver, celui de la perte d'un enfant...

- Je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait si je venais à la perdre... Je suis navré pour vous.

Elle sourit en retour, en remerciement. Il s'était à nouveau tourné vers elle, après s'être perdu quelques instants dans ses pensées, et leurs regards se rencontrèrent encore. Jordan sentait clairement que le poids qui l'avait enfoncée dans son désespoir s'atténuait. Mais il lui faudrait encore du temps pour cicatriser. Parler lui faisait du bien, mais ce n'était pas un remède miracle.

- Que lui est-il arrivé ?

Ceres ne détourna pas le regard, malgré le fait que ses yeux s'embuèrent. Elle déglutit et prit une profonde inspiration, affichant une expression de fatalité.

"Il a été assassiné. Suite à une première agression, il a été hospitalisé. Il allait mieux, mais il est tombé dans le coma... et quelqu'un est venu achever le travail. Avec violence. Beaucoup de... de sang."

Elle n'avait pas vu le corps. Perry l'en avait empêchée. Et de toute manière, elle savait qu'elle n'aurait pas été capable d'entrer dans la chambre. Du coup, la dernière image qu'elle gardait de lui était un jeune homme qui semblait dormir, paisiblement. Et c'est ainsi qu'elle préférait savoir qu'il était parti. Dans la paix. Elle reprit :

"Il n'était pas irréprochable, mais il ne méritait pas de mourir. Si jeune. Aucun parent ne devrait avoir à enterrer son enfant."

Tirant un mouchoir en papier d'une de ses poches, elle essuya les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Elle ne pleurerait plus. Il fallait qu'elle soit forte, qu'elle réapprenne à vivre. Mais pour cela, elle avait besoin d'un objectif, d'une raison. Davos pouvait-il lui offrir cette nouvelle vie ? Elle se plut à croire que c'était le destin qui l'avait conduite ici, qui les avait faits se rencontrer.

"Cette église... ce n'est pas une église comme les autres, n'est-ce pas ?"

Ce qui lui faisait dire ça ? Son nom. Sa situation géographique. L'absence totale de passants, de potentiels fidèles d'une église classique. Et si l'homme savait comment se nommait l'édifice, il devait en savoir certainement plus. Et parler d'autre chose serait une bonne idée, il fallait une transition, enchaîner sur un sujet moins lourd.

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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Mar 15 Mai - 22:13

Davos n'était pas aussi éloquent et diplomate que Stannis se plaisait à le croire, puisqu'il l'envoyait à des êtres plus ou moins dangereux. La preuve en est qu'il ne savait pas même quels mots employer pour réconforter Ceres. Existait-il seulement des termes capables de soulager une telle tristesse, un désespoir semblable provoqué par un vide incommensurable ? Il en doutait. Ce qu'il ne réalisait pas, c'est que sa seule présence et l'optimisme qui l'habitait (quoiqu'il ne soit pas le plus gai et naïf des hommes, au contraire), suffisaient à rassurer un tant soit peu Ceres. La perte d'un enfant était une épreuve probablement intenable. Mais errer dans l'obscurité du monde, sans attache, ni but, n'était-ce pas bien pire, en fin de compte ? Il était plausible de faire le deuil d'un être cher, en revanche, l'on ne se remettait jamais de la mort de l'âme et de l'espoir. Il se permit de lui rendre le léger sourire qu'elle lui avait adressé. Il était satisfait de ne pas être totalement inutile. Il n'y avait aucune raison à cela, mais il souhaitait le bonheur de Ceres, du moins s'il lui était encore accessible. Davos s'était ensuite risqué à aborder un point probablement sensible : les causes du décès.

"Il a été assassiné. Suite à une première agression, il a été hospitalisé. Il allait mieux, mais il est tombé dans le coma... et quelqu'un est venu achever le travail. Avec violence. Beaucoup de... de sang." expliqua-t-elle, non sans émotion.

Davos s'en voulut de lui faire revivre cela, mais autant dire qu'il ne s'était pas attendu à de telles révélations. Ainsi... Il y avait pire que de perdre un enfant ; c'était le fait de le savoir assassiné. Il déduisit des paroles de Ceres, qu'elle ignorait l'identité du meurtrier. Peut-être se trompait-il, quoiqu'il en soit, il ne pourrait pas supporter cette situation. Ne pas même connaitre le nom de celui qui avait détruit votre vie... Cela dit, quelle serait l'attitude à adopter, si tel n'était pas le cas ? Le traquer pour obtenir sa vengeance ? Ce n'était guère louable, mais la colère que provoque l'injustice, est une puissance inaltérable.


Je suis désolé, dit-il simplement.

Il ne souhaitait guère s'attarder sur ce terrain si glissant. A quoi bon réveiller les fantômes du passé et attiser la peine et la fureur que Ceres devait contenir ? Cela n'était que ténèbres.


"Il n'était pas irréprochable, mais il ne méritait pas de mourir. Si jeune. Aucun parent ne devrait avoir à enterrer son enfant." enrichit-elle.

Rares sont ceux qui méritent un tel sort, répondit-il. Il arrive que les meilleurs d'entre nous partent les premiers... Il faut malgré tout continuer à vivre, et honorer leur mémoire.

Ses paroles n'avaient rien de révolutionnaires, mais il voulait s'assurer que Ceres n'avait aucune intention malsaine contre elle-même. Il l'avait trouvée tellement désemparée...

"Cette église... ce n'est pas une église comme les autres, n'est-ce pas ?" changea-t-elle de sujet, probablement à raison.

Non, en effet, peu sont les adeptes du Dieu Rouge, acquiesça-t-il, passablement ironique.

Qu'on ne lui jette pas la pierre, mais il ne se ferait jamais à cette religion dans laquelle Melisandre avec endoctriné Stannis. Jamais. Certes, certains Initiés y croyaient guère plus que Seaworth, mais diantre, c'était ridicule... L'ancien pirate n'était décidément pas la meilleure personne pour faire l'éloge de l'église, et cependant, Ceres avait besoin de tout sauf de commentaires aigres et désabusés.


L'église du crépuscule est le socle de l'espérance, s'efforça-t-il donc de dire. La lueur qui émane des lieux ne faillira jamais, tant qu'il y aura quelqu'un pour la porter.

Il songea un bref instant à Stannis. Il se demandait parfois comment il pouvait soutenir un tel fardeau, sans jamais broncher. S'il avait quelque peu récité, jusqu'ici, Davos parut tout à coup beaucoup plus naturel et sincère :

Un rêve peut mourir mais on n'enterre jamais l'avenir, Jordan Cox.

En un sens... Il était prêt à lui parler des Initiés, si ce seul acte était capable de la sauver, ou accessoirement, de le mettre en retard pour un rendez-vous crucial.

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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Ven 25 Mai - 10:03

Revivre le moment où elle avait appris la mort d'Eben, quelque part, fut un peu comme si elle exorcisait définitivement la peine qu'elle éprouvait. Elle ne pourrait pas le pleurer éternellement, même si elle ressentirait toujours un manque, un vide, comme si on lui avait arraché un morceau de son cœur. A ses côtés, Davos l'avait laissée parler, et il se contenta de quelques mots simples, les plus bateaux qui soient dans ce genre de situation, mais qui étaient vraiment sincères :

- Je suis désolé.

Jordan le remercia d'un signe de tête avant de reprendre. Et il enchaîna directement, comme s'il était habitué à ce genre de discours, comme si réconforter des parents dans le deuil était quelque chose qu'il faisait souvent. Un peu comme un prêtre à un enterrement : c'était presque du quotidien. Et malgré la routine, la répétition, et contrairement à d'autres, Davos restait sincère, ou du moins, savait le feindre.

- Rares sont ceux qui méritent un tel sort. Il arrive que les meilleurs d'entre nous partent les premiers... Il faut malgré tout continuer à vivre, et honorer leur mémoire.

Elle acquiesça. Il venait dans ses paroles de résumer le sentiment qu'elle venait de bâtir pour remplacer son chagrin. Il fallait reprendre son existence, aller de l'avant. Le meilleur moyen de rendre hommage à son fils, d'honorer ce qu'il avait représenté pour elle était de continuer à vivre. C'est ce qu'il aurait voulu. Ceres prit une inspiration, et la décision de changer de sujet. S'attarder sur les moments difficiles ne l'aiderait pas à appliquer sa nouvelle philosophie. La conversation s'orienta donc sur l'église du Crépuscule.

- Non, en effet, peu sont les adeptes du Dieu Rouge.

Elle tourna la tête à ces mots. Le Dieu Rouge ? Jusqu'à aujourd'hui, elle n'en avait encore jamais entendu parler. Pour elle, la religion s'était toujours caractérisée par la multiplicité, mais dans des courants connus : le Christianisme, l'Islam, le Judaïsme, le Bouddhisme, et quelques autres moins répandus. Ce Dieu Rouge ne ressemblait en rien à ce pourquoi le monde s'était toujours déchiré à travers les siècles. Elle écouta donc attentivement la suite.

- L'église du crépuscule est le socle de l'espérance. La lueur qui émane des lieux ne faillira jamais, tant qu'il y aura quelqu'un pour la porter.

Elle le soupçonna de ne pas vraiment croire ce qu'il disait, comme si Davos n'était qu'un messager chargé de répandre la bonne parole tout en étant autorisé à ne pas s'engager totalement. Ses mots sonnaient presque creux, comme un discours bien appris. Socle de l'espérance. Une lueur qui ne faillira jamais... Cela ressemblait presque à une maxime, le genre de choses qu'un prophète pouvait avoir dit. Un homme descendant de sa montagne et s'adressant à ses croyants... La suite fut différente, Jordan sentit qu'il n'était plus un vecteur, mais qu'il parlait bien en son nom propre. Le ton était plus sincère, plus franc.

- Un rêve peut mourir mais on n'enterre jamais l'avenir, Jordan Cox.

Elle baissa la tête et fixa un point entre ses pieds. Elle était vraiment intéressée par ce qu'il venait de dire. Elle y voyait là le chemin à emprunter pour continuer, pour laisser le passé derrière elle.

"Etes-vous vous-même un adepte du Dieu Rouge ? Avez-vous une sorte de prophète ? Cette Eglise est-elle le seul lieu de culte, ou bien votre croyance est-elle déjà plus... répandue qu'on pourrait le croire ?"

En fait, elle était maintenant curieuse de rencontrer d'autres adeptes. Peut-être trouverait-elle quelqu'un d'un peu plus convaincu pour lui montrer la voie. Davos l'avait fait, mais il semblait n'être vraiment concerné que quand il ne parlait pas directement de ce Dieu Rouge...

"Je ne dois pas être la seule à avoir croisé votre route, et que vous ayez orientée..."

Peu importait ce qu'il dirait, elle n'attachait pas grande importance à la réponse. C'était simplement un moyen détourné de savoir si elle avait quelque chose de spécial, ou si elle n'était qu'une parmi d'autres. Dans tous les cas, sa curiosité ne faillirait pas avant d'avoir été satisfaite.

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MessageSujet: Re: Abords de l'Eglise [Extérieur] Mar 12 Juin - 11:51

D'une certaine façon, la mort -ou ne serait-ce que la misère- n'étaient pas moins le quotidien de Davos que celui d'un prêtre ou d'un pasteur... Certes, les Initiés prétendaient servir un Dieu de Lumière afin de rendre l'espoir à ceux qui l'avaient égaré depuis longtemps... Certes, Seaworth n'avait jamais douté que Stannis était un homme juste. La justice n'en demeurait pas moins froide et implacable. Il s'agissait parfois de sévir, et même s'ils ne le voudraient point, leurs adversaires étaient bien trop dangereux et avides de grandeur, pour que cette guerre silencieuse ne se déroulât point dans le sang. Au demeurant, il était sincère, en effet. S'il ne pleurait pas la mort de chaque inconnu ou ennemi, il ne s'en réjouissait point. Jamais... Il se défendait plus qu'il n'attaquait, et lorsque tel était le cas, il se demandait toujours ce qui avait bien pu les amener à se déchirer... Davos n'avait pas d'ennemi personnel ; comme beaucoup d'autres, il ne servait que des idéaux et des principes. Il servait Stannis, car il lui semblait qu'il était le seul capable de mettre fin au règne des ténèbres qui se propageaient sur le continent... Quoiqu'en pensassent les autres...
La destinée, ou la volonté du Dieu Rouge, Davos n'y croyait que moyennement, voire aucunement. Et pourtant, il était intrigué par le fait qu'une âme en peine telle que celle de Ceres ait été guidée jusqu'à ces lieux. Jusqu'à lui. Il n'aurait pu décemment l'abandonner à son sort, et la laisser être rongée par le vide, le désespoir. A vrai dire, si c'est d'un nouveau idéal et d'un objectif inédit dont elle avait besoin, il croyait pouvoir lui venir en aide.
Il nota bien que l'évocation du Dieu d'Arya, Ouranos et (peut-être) Zexion troubla quelque peu Ceres, il s'efforça néanmoins de continuer. Lorsqu'il eut terminé, elle abaissa le regard avant de répondre :


"Etes-vous vous-même un adepte du Dieu Rouge ? Avez-vous une sorte de prophète ? Cette Eglise est-elle le seul lieu de culte, ou bien votre croyance est-elle déjà plus... répandue qu'on pourrait le croire ? Je ne dois pas être la seule à avoir croisé votre route, et que vous ayez orientée..."

Il arqua un sourcil. Eh bien, il avait essuyé diverses réactions à chaque fois qu'il parlait du Dieu Rouge, mais c'était la première fois que la personne était aussi réceptive à ses propos. Certes, Davos ne parlait que rarement avec son cœur, de cette... religion.

Je ne suis pas un adepte de ce Dieu, admit-il, avec franchise, aussi brutal pouvait-il paraitre. Mais je sers celui qu'on prétend être son prophète.

Faire un éloge de Stannis, voilà qui était bien plus dans ses compétences, quoiqu'il n'appréciât pas plus que le concerné, l'idée du "prophète" et tout ce qui allait avec.
Il se risqua à fournir son nom, puisque la famille de Zexion n'était sinistrement connue qu'auprès des mutants les plus anciens ou les plus actifs au sain du conflit actuel :


Il se prénomme Stannis Lannister, c'est un homme droit, et juste. Seule l’équité lui importe. Je crains que cette Eglise ne soit un édifice unique et néanmoins... Comme vous dites, nous ne sommes pas aussi peu nombreux que notre discrétion ne le laisse penser.

Il lui était toujours étrange de s'englober lui-même au sain des 'croyants' mais peu importe. Il n'avait toujours pas menti ; au cours de son exil, Stannis avait rallié bien des mutants et des simples mortels auprès de lui, à travers le monde. Il ne restait entouré que des plus puissants, ou plus fiables, à New York, mais l'heure viendrait où les Initiés s'élèveraient : Davos n'en doutait point. Il hésita à en dire d'avantage mais il songea également qu'il n'était pas le mieux placé pour renseigner Ceres, ou plutôt, la convaincre... Il voudrait lui dire que le chemin qu'elle désirait emprunter n'était pas dénué de dangers mais il avait perçu... Qu'elle n'avait plus rien à perdre. En vérité, il était légèrement mal à l'aise.

Vous devriez entrer au sain de l'église, Jordan Cox, vous y êtes la bienvenue, dit-il donc, en se relevant.

Il me faut partir, je le crains... Un adepte digne de ce nom saura mieux -eh bien- vous 'initier' que moi, reconnut-il. Je vous souhaite sincèrement d'avoir trouvé la voie qui saura vous combler.

Il parut hésitant, une nouvelle fois (devait-il se rapprocher de Ceres ?) ; il se contenta toutefois de la saluer d'un hochement de tête.

=>Centre-ville, pub "l'irlandais"

[A Ceres ou Ouranos^^]

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